Des villes canadiennes veulent suspendre l'arrivée de réfugiés

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Conformément à la promesse de campagne de Justin Trudeau, un total de 25 000 réfugiés syriens doivent arriver au pays avant la fin du mois de février.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Ottawa espère que davantage de villes canadiennes accepteront d'accueillir des réfugiés syriens, bien que les fonds fédéraux pour appuyer la démarche ne s'étirent pas au-delà de mars 2017.

L'important afflux de réfugiés a forcé trois villes canadiennes à demander une pause dans l'arrivée des nouveaux venus, le temps d'embaucher plus de personnel et de trouver un logis pour tous ceux qui sont déjà sur place.

Ainsi, les réfugiés qui devaient se rendre à Vancouver, Toronto et Ottawa devront demeurer à l'hôtel quelques jours de plus après leur arrivée en sol canadien.

Ils pourront également être redirigés ailleurs, a expliqué mercredi le ministre de l'Immigration John McCallum.

«Le flot d'avions ne ralentit pas du tout», a-t-il dit lors d'un discours prononcé à Toronto.

«C'est seulement que quelques villes ont besoin d'une pause. Il y a d'autres endroits au Canada qui vont pouvoir accueillir les réfugiés», a-t-il tempéré.

En tout, 36 villes canadiennes participent présentement à l'initiative du gouvernement libéral visant à accueillir 25 000 réfugiés syriens parrainés par l'État d'ici la fin de l'année, en plus des 10 000 réfugiés qui bénéficient d'un parrainage privé.

Le gouvernement fédéral cherche activement de nouvelles villes qui pourraient ouvrir leurs portes aux réfugiés parrainés par le gouvernement.

Le ministère de l'Immigration a déclaré qu'il souhaitait bonifier les services d'installation, notamment en ouvrant de nouveaux centres d'accueil, en pigeant dans le budget de 335 millions $ consacré à l'accueil des réfugiés syriens.

Un appel à propositions a été publié en ligne la semaine dernière et des organismes se sont déjà manifestés.

Les ressources monétaires allouées à l'accueil de réfugiés sont toutefois destinées à répondre aux besoins immédiats et non à long terme, puisque les fonds fédéraux viendront à échéance en mars 2017.

«Les collectivités qui voudront continuer à appuyer l'intégration des réfugiés après mars 2017 auront plusieurs avenues à leur disposition, tels que des partenariats avec des municipalités», a expliqué un représentant du ministère par courriel.

On ne sait toutefois pas si ces fonds pourraient être utilisés pour accueillir des réfugiés de d'autres nationalités.

En date du 19 janvier, 11 866 Syriens étaient arrivés au Canada, dont 6456 sont parrainés par le gouvernement, 4664 ont un parrainage privé et 746 sont simultanément sous les deux régimes.

La députée néo-démocrate Jenny Kwan a déclaré que cette pause dans l'accueil de réfugiés était la conséquence de la piètre organisation gouvernementale.

«Nous espérons que ces villes seront capables de trouver des logements pour les réfugiés rapidement et nous espérons que le gouvernement libéral saura trouver de meilleures solutions pour le logement temporaire des réfugiés et qu'il aura plus de soutien des municipalités», a-t-elle dit.

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