Mohammed Kurdi coupe les cheveux de son premier client

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Le maire de Coquitlam, Richard Stewart, a été la première personne à se faire couper les cheveux au salon de coiffure ouvert par Tima Kurdi, la soeur de Mohammed Kurdi, coiffeur et oncle d'Alan Kurdi.

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La Presse Canadienne
Vancouver

Le réfugié et barbier Mohammed Kurdi a reçu son premier client cette semaine : le maire de la ville de Coquitlam, où l'homme est nouvellement établi.

Richard Stewart s'est réjoui d'avoir partagé ce « nouveau départ » pour la famille de l'enfant syrien Alan Kurdi, devenu tristement célèbre après avoir été retrouvé mort sur une plage turque au mois de septembre.

Le maire a été la première personne à se faire couper les cheveux au salon de coiffure ouvert cette semaine par Tima Kurdi, la soeur de Mohammed et la tante du défunt garçon de trois ans.

Une semaine après l'arrivée d'une partie de la famille Kurdi au Canada, M. Stewart a demandé une coupe de cheveux au barbier pour lui souhaiter la bienvenue et lui exprimer son soutien.

M. Kurdi a travaillé comme barbier pendant 15 ans en Syrie, mais les autorités lui ont interdit de pratiquer son métier dans le camp de réfugiés où il était hébergé.

« J'ai perçu tellement d'espoir dans ses yeux. Il m'a dit » Je veux travailler. Merci pour toute votre aide, mais je ne veux pas dépendre de l'aide des autres « », a témoigné M. Stewart.

Tima Kurdi a dit que son frère s'était senti fier de coiffer le maire de la ville, et il a même refusé de se faire payer. Le maire a finalement laissé l'argent avant de partir.

« Il m'a dit : "J'espère que la prochaine fois, quand il viendra dans six semaines ou un mois, je pourrai lui dire que je suis content de le voir" », a relaté Mme Kurdi.

Mohammed Kurdi, sa femme et leurs cinq enfants sont arrivés en Colombie-Britannique à la fin du mois de décembre. Ils sont parrainés par Tima Kurdi, qui est devenue la porte-parole non officielle des Syriens qui fuient la guerre dans leur pays. La famille a été sous les projecteurs des médias dans les derniers mois lorsque la photo du petit Alan a provoqué l'émoi dans la communauté internationale.

L'enfant de trois ans est mort avec son frère de cinq ans, Ghalib, et leur mère, Rehanna, lors d'une traversée entre la Turquie et la Grèce. L'affaire a eu une résonnance particulière au Canada lorsqu'il a été révélé que le père d'Alan, Abdullah, avait participé au voyage après que la demande de réfugié de son frère Mohammed eut été refusée.

Le gouvernement canadien a promis d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin du mois de février, bien qu'il n'ait pas réussi à atteindre son premier objectif, celui de recevoir 10 000 réfugiés avant 2016. En date du 7 janvier, plus de 7000 d'entre eux s'étaient installés au Canada depuis le début du mois de novembre.

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