Secteur public: la FAE retourne à la table de négociation

Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Avec la quarantaine d'ententes de principe qui ont été conclues au cours des dernières semaines avec le gouvernement du Québec, il ne reste plus beaucoup de syndicats des secteurs public et parapublic à ne pas avoir réglé à leurs tables sectorielles.

Parmi ceux-ci, on retrouve la Fédération autonome de l'enseignement (34 000 professeurs du primaire et du secondaire), l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (32 000 membres), le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (24 350 membres) et près de 6000 membres dans différents syndicats de la CSN.

La FAE, qui avait quitté sa table de négociation sectorielle le 3 novembre dernier, a finalement annoncé mardi qu'elle y retournait mercredi à 13h, parce qu'elle estime que les conditions pour la reprise du dialogue «sont désormais réunies».

Pour revenir à la table de négociation, la FAE exigeait que le gouvernement s'engage à réinvestir dans le soutien aux élèves et aux enseignants, c'est-à-dire qu'il «ne négocie pas à coût nul», comme le disait son président Sylvain Mallette.

Il faut dire que la veille, la CSQ, qui représente les deux tiers des enseignants des niveaux primaire et secondaire, avait conclu une entente de principe touchant notamment ces sujets.

La présidente de sa Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini, a affirmé mardi avoir été en mesure «de créer des réinvestissements» de la part du gouvernement. Elle estime avoir fait des gains au chapitre de la tâche des enseignants, du ratio et de la composition des classes. Elle dit avoir aussi obtenu que 400 professeurs en formation professionnelle et à l'éducation des adultes, actuellement à statut précaire, obtiennent une permanence.

Professionnels

Par ailleurs, plus de 150 professionnels du gouvernement ont justement manifesté, sur l'heure du midi mardi, devant le palais de justice de Montréal.

Au cours d'une entrevue, le président de leur syndicat, Richard Perron, a déploré le peu d'avancées aux tables de négociation. «Tout reste en litige; il n'y a aucune augmentation salariale qui nous permettrait de combler l'écart dont sont victimes les professionnels du gouvernement du Québec et qui permettrait de valoriser et développer l'expertise de la fonction publique, comme le demande la Commission Charbonneau», a-t-il dit.

Le Syndicat des professionnels représente des comptables, biologistes, chimistes, inspecteurs dans des ministères comme la Sécurité publique et l'Environnement, ainsi que dans des sociétés d'État.

À l'APTS, qui représente des travailleuses sociales, des technologistes médicales, des physiothérapeutes et autres, l'entente de principe se faisait toujours attendre. Jointe au téléphone mardi, l'APTS rapportait «quelques avancées, mais rien pour signer».

À la CSN, ce sont environ 5000 membres de sa Fédération des professionnels qui n'ont pas encore réglé, ainsi que 725 travailleurs dans les organismes comme l'aide juridique, le Palais des congrès et la Régie des installations olympiques.

Bien sûr, il restera toujours à régler les questions des salaires et du régime de retraite pour l'ensemble de ces salariés. Ces négociations ont toutefois lieu à la table centrale avec le front commun intersyndical - ou intersectorielle pour les syndicats qui ne font pas partie du front commun.

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