Le tiers des enseignants prêts à débrayer les 9, 10 et 11 décembre

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À moins d'«avancées significatives» dans les négociations, le mandat de grève sera exercé, a dit jeudi le président de la Fédération autonome de l'enseignement, Sylvain Mallette.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Les 34 000 professeurs syndiqués à la Fédération autonome de l'enseignement débraieront les 9, 10 et 11 décembre, à moins d'un déblocage dans la négociation avec le gouvernement du Québec.

La Fédération autonome de l'enseignement, qui représente huit grands syndicats d'enseignants du primaire et du secondaire, dont ceux de Montréal, a fait savoir jeudi qu'elle avait obtenu de ses membres le mandat de grève générale de trois jours qu'elle sollicitait.

Toutefois, avant de l'exercer, elle tend une dernière perche en demandant à rencontrer le premier ministre Philippe Couillard, dans l'espoir de faire débloquer sa négociation.

Mais, au cours d'une entrevue jeudi, le président de la FAE, Sylvain Mallette, a été clair : une simple rencontre avec le premier ministre Couillard ne suffira pas. « Il faut qu'il y ait des avancées significatives. Il faut qu'il y ait un déblocage. Il faut qu'il y ait des gestes qui soient posés, parce que le contenu d'une rencontre, ce n'est pas ça qui détermine un contrat de travail », a-t-il lancé.

Encore une fois, il martèle que le contrat de travail ne doit pas se conclure « à coût nul », c'est-à-dire sans augmentation réelle de coûts pour le gouvernement. La FAE tient aussi à un réinvestissement dans l'éducation, dans des ressources d'aide aux élèves et du soutien aux enseignants.

S'il y a de telles avancées, « le conseil fédératif de négociation pourrait décider de suspendre l'application du mandat de grève, qui est prévue pour les 9, 10 et 11 », signale M. Mallette.

Mais sans ces avancées, la grève générale de trois jours est maintenant acquise pour ses membres.

Il affirme que « tout bloque » au niveau sectoriel : les clauses touchant à la tâche des enseignants, les services aux élèves, les ressources disponibles pour les enseignants, la précarité des emplois.

« Tout bloque; il n'y a aucun élément sur lequel on a pu s'entendre avec la partie patronale », résume M. Mallette, qui souhaite également que le ministre de l'Éducation, François Blais, intervienne, puisque ces clauses dites sectorielles relèvent davantage de lui que du Conseil du trésor.

La FAE représente le tiers des enseignants du primaire et du secondaire. Ses membres ont déjà débrayé durant deux jours, le 30 septembre et en octobre. Les deux autres tiers sont syndiqués à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) qui, elle, est membre du front commun. La CSQ représente d'ailleurs aussi des professionnels en éducation et du personnel de soutien scolaire.

Les huit syndicats de la FAE sont répartis dans 800 écoles, situées dans les régions de Montréal, Laval, des Basses-Laurentides, en Outaouais et dans une partie de la Montérégie.

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