Le journaliste Mohamed Fahmy souffre en prison, selon sa femme

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Marwa Omara dit être prête à se rendre à Ottawa dans quelques semaines pour défendre sa cause.

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La Presse Canadienne
Diana Mehta

La femme du journaliste canadien Mohamed Fahmy, qui a repris le chemin de la prison le 29 août dernier en Égypte, affirme que son mari souffre derrière les barreaux, bien qu'il tente de rester fort.

Marwa Omara n'a pu visiter M. Fahmy qu'une seule fois depuis qu'il a été condamné à trois ans de prison dans le cadre d'un procès lié au terrorisme qui a été dénoncé par plusieurs.

«Il se donne un air fort, mais je sais, étant sa femme, qu'il souffre. La prison est vraiment difficile, surtout quand tu sais que tu es un homme innocent et que tu es un journaliste qui n'a fait que son travail», a-t-elle affirmé en entrevue avec La Presse canadienne.

Mme Omara implore le gouvernement canadien d'en faire davantage pour que son mari soit libéré. Elle espère qu'une lettre ouverte signée par quelque 300 personnalités canadiennes puisse aider son cas. La missive, envoyée mardi au premier ministre Stephen Harper, lui demande d'intervenir personnellement pour que le journaliste d'origine égyptienne soit relâché et «ramené à la maison».

«La communauté internationale sait que M. Fahmy est un innocent pris dans un cauchemar politique», est-il écrit dans la lettre signée entre autres par l'ancien premier ministre Paul Martin et l'ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour.

«Cela va au coeur de ce que signifie être Canadien; de défendre la règle de droit et de protéger nos compatriotes», poursuivent les signataires.

L'homme de 41 ans est emprisonné une seconde fois en lien avec les mêmes accusations de terrorisme. Il s'agit pour sa famille d'un long cauchemar qui a commencé avec son arrestation, en compagnie de deux collègues du réseau anglophone d'Al-Jazeera, en décembre 2013.

M. Fahmy, l'Égyptien Baher Mohamed et l'Australien Peter Greste avaient été emprisonnés pendant plus d'un an avant qu'une cour égyptienne n'ordonne la tenue d'un nouveau procès. M. Greste a été déporté dans son pays d'origine et MM. Fahmy et Mohamed avaient été libérés sous caution le temps de leur procès, qui s'est conclu par leur condamnation.

Mme Omara a affirmé que les avocats de son mari prévoyaient porter le jugement en appel, mais la famille souhaite maintenant une résolution politique dans l'affaire. Elle dit être prête à se rendre à Ottawa dans quelques semaines pour défendre sa cause.

«Je n'ai pas le choix, je vais rencontrer tout le monde et faire tout ce que je peux pour gagner des appuis; gagner l'appui du gouvernement et demander de l'aide à n'importe qui», a-t-elle souligné.

Ottawa a formellement demandé à ce que M. Fahmy reçoive le pardon présidentiel ou qu'il soit déporté au Canada. Or, Mme Omara déplore qu'elle n'ait pas vu de progrès sur ces deux fronts. «Une nuit que Mohamed passe en prison est une nuit de trop. C'est inacceptable», a-t-elle lancé.

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