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Un syndicat de marins dénonce l'embauche d'étrangers à des salaires misérables

Le Syndicat international des marins canadiens (SIU) se prépare à traîner le... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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Murray Brewster
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le Syndicat international des marins canadiens (SIU) se prépare à traîner le gouvernement fédéral devant les tribunaux concernant le recours à des marins étrangers sur des navires battant pavillon étrangers dans les eaux canadiennes.

Le groupe, qui représente les marins non brevetés travaillant dans toutes les eaux côtières du pays, dénonce depuis plusieurs mois le refus des agents maritimes d'embaucher des marins canadiens, un phénomène qui semble vouloir prendre de l'ampleur et qu'Ottawa aurait apparemment décidé d'ignorer.

La Presse Canadienne a appris que le syndicat avait l'intention de demander, mardi, à la Cour fédérale à Vancouver de procéder à une révision judiciaire de la pratique consistant à délivrer des permis de travail temporaires à des marins étrangers.

Le SIU a notamment mentionné le cas de l'Almathea, un pétrolier de 60 000 tonnes appartenant à des intérêts grecs, qui a récemment mouillé l'ancre dans le port de Montréal et qui a reçu la permission de transporter du pétrole brut dans les eaux canadiennes jusqu'au 13 septembre.

Les contrats de travail de 14 membres de l'équipage obtenus par La Presse Canadienne comportent des taux horaires allant de 2,03 $ à 8,80 $, selon les responsabilités et avant le temps supplémentaire.

«Le gouvernement du Canada laisse des navires étrangers remplacer des milliers de travailleurs qualifiés canadiens alors que 25% de nos effectifs sont au chômage.»

James Given
Président du syndicat international des marins canadiens (SIU)

Le président du SIU, James Given, a déclaré, lundi, que ce type d'exploitation était commun au sein de la marine marchande internationale, les compagnies embauchant fréquemment des marins provenant des Philippines, de l'Indonésie et d'autres pays pauvres pour une fraction du salaire qu'elles auraient versé à des Canadiens.

«Le gouvernement du Canada laisse des navires étrangers remplacer des milliers de travailleurs qualifiés canadiens alors que 25% de nos effectifs sont au chômage, a martelé M. Given. La loi est très simple. Ils donnent des permis à des travailleurs étrangers sur des bateaux se trouvant en eaux canadiennes alors que la loi dit que ces emplois devraient d'abord aller à des Canadiens qualifiés.»

L'an dernier, l'Agence des services frontaliers du Canada a accordé 142 exemptions à des navires étrangers afin que leur équipage puisse travailler légalement au Canada, même si, selon le SIU, les entreprises n'ont fait aucun effort pour recruter des marins canadiens. Cinquante-neuf exemptions ont été octroyées jusqu'ici cette année.

James Given a affirmé que cette pratique était scandaleuse, surtout dans un contexte où plus de 800 membres du SIU sont sans travail, et qu'elle visait à augmenter les revenus des compagnies.

Personne n'était disponible pour commenter l'affaire au bureau du ministre de l'Immigration, Chris Alexander, lundi.

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