Omar Khadr veut pouvoir rendre visite à sa famille à Toronto

Omar Khadr... (Photo Nathan Denette, La Presse Canadienne)

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Omar Khadr

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
Toronto

L'ancien détenu de la prison de Guantanamo Omar Khadr demande à un tribunal canadien d'assouplir ses conditions de libération sous caution pour lui permettre de se rendre à Toronto pour visiter sa famille, a appris La Presse Canadienne.

Entre autres choses, Omar Khadr veut également se départir de son bracelet électronique de surveillance, arguant qu'il est intrusif et source d'embarras, et demande que son couvre-feu soit assoupli.

Dans une déclaration sous serment, M. Khadr fait valoir que sa libération et sa réintégration dans la communauté se passent très bien, et qu'il n'a eu aucun démêlé avec les autorités.

Un juge albertain a accordé une libération sous caution à l'ancien détenu canadien de Guantanamo, le 7 mai, dans l'attente de son appel aux États-Unis de sa condamnation en 2010 pour crimes de guerre - incluant le meurtre d'un soldat américain des forces spéciales - par une commission militaire largement discréditée.

Omar Khadr a été transféré au Canada en 2012 et est demeuré emprisonné jusqu'à cette décision lui ayant permis d'expérimenter une certaine liberté pour la première fois depuis sa capture en Afghanistan, en juillet 2002, alors qu'il était âgé de 15 ans.

Néanmoins, la libération sous caution a été accordée avec des conditions très strictes, incluant celle de vivre chez son avocat Dennis Edney à Edmonton et de ne pas quitter l'Alberta - sauf pour se rendre à la résidence secondaire de Me Edney en Colombie-Britannique.

Il lui a aussi été exigé de communiquer avec sa famille - dont certains membres ont exprimé des opinions favorables au réseau terroriste Al-Qaïda par le passé - seulement en anglais et sous la supervision de Me Edney.

«Je suis maintenant un adulte et j'ai mes propres réflexions», dit dans le document Omar Khadr, aujourd'hui âgé de 29 ans.

«Même si des membres de ma famille voulaient influencer mes vues religieuses ou autres, ils ne seraient pas en mesure de m'influencer ou de me contrôler d'une quelconque manière négative», ajoute-t-il.

Les grands-parents maternels d'Omar Khadr résident à Toronto. L'ex-détenu de Guantanamo fait valoir que sa grand-mère est malade et que son grand-père parle très peu l'anglais. Par conséquent, il souhaite pouvoir leur rendre visite et s'entretenir avec eux dans une autre langue, sans la présence de Me Edney.

On ignorait dans l'immédiat la réponse du gouvernement à la requête d'Omar Khadr devant la Cour du banc de la Reine de l'Alberta, qui doit entendre l'affaire le 11 septembre à Edmonton.

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