Le «Airbnb du vélo» dans quelques villes canadiennes

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Les vélos proposés à Montréal se louent entre 3$ et 100$ par jour, selon le modèle, et l'entreprise retient 17,5% du coût.

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Paola Loriggio
La Presse Canadienne
Toronto

Quelques années après l'arrivée de Bixi et ses équivalents au Canada, un autre système de vélo-partage, décrit par certains comme le «Airbnb du vélo», voit le jour.

Le service Spinlister permet aux gens de louer leurs vélos inutilisés. Les cyclistes peuvent alors chercher une bicyclette disponible dans un endroit spécifique, pour la louer à l'heure, à la journée ou à la semaine directement sur le site web ou l'application. Les utilisateurs peuvent affiner leur recherche en fonction de leur grandeur, du type de vélo et de la hauteur du cadre.

L'entreprise californienne lancée en 2012 s'est propagée dans d'autres pays, dont le Canada, dès l'année suivante.

À Toronto et Vancouver, quelques dizaines de vélos, du modèle de course au robuste hybride, sont proposés. À Montréal, quelque 15 personnes louent leur monture. Selon le porte-parole Andrew Batey, la demande dépasse l'offre.

Selon lui, 70$ des gens qui utilisent le service le font en voyage, alors que les autres louent des bicyclettes pour des événements de bienfaisance ou encore pour essayer un modèle dispendieux avant d'en acheter un.

Et bon nombre de propriétaires sont eux-mêmes des cyclistes possédant plus d'un vélo.

Chaque bicyclette est assurée jusqu'à 10 000$ et ceux qui louent leur vélo ne sont pas responsables des blessures. Aucun vélo n'a été volé par les locataires, qui doivent fournir un numéro de carte de crédit et se soumettre à quelques procédures de vérification, assure M. Batey.

«C'est beaucoup plus facile de voler le vélo que je veux dans la rue que de passer par toutes ces procédures administratives», illustre-t-il.

Les vélos proposés à Montréal se louent entre 3$ et 100$ par jour, selon le modèle, et l'entreprise retient 17,5% du coût.

Il y a beaucoup moins de vélos à louer à Montréal et à Toronto qu'en Californie, où l'entreprise est née. Ainsi, note Meg Siegel, une Torontoise qui loue une de ses montures sur le site, il peut être difficile, au Canada, de trouver le bon vélo de la bonne grandeur. Elle n'a eu qu'un seul client jusqu'à maintenant. «Certaines personnes veulent un vélo de montagne, d'autres un vélo de route, il doit être de votre grandeur, donc les chances de trouver le bon modèle pour vous sont plutôt minces en ce moment», remarque-t-elle.

Elle a aussi rencontré des difficultés semblables à Barcelone en tentant elle-même d'y louer une bicyclette, mais des membres du site l'ont finalement mise en contact avec des amis cyclistes.

Spinlister reconnaît qu'il n'est pas encore facile de trouver son âme soeur roulante dans toutes les régions, notamment là où le site est plus méconnu. L'entreprise a toutefois ciblé quelques villes, dont Vancouver, où la communauté semble intéressée à publiciser ses services.

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