Sables bitumineux: importante fuite d'un oléoduc dans l'ouest canadien

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Le producteur d'hydrocarbures Nexen a indiqué jeudi soir la découverte d'une fuite dans ses installations de Long Lake, au sud de Fort MacMurray.

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Agence France-Presse
MONTRÉAL

Des équipes de décontamination s'activaient vendredi pour limiter la propagation dans la forêt boréale de cinq millions de litres de pétrole ayant fui d'un oléoduc reliant des sites d'extraction des sables bitumineux de l'Ouest canadien.

Le producteur d'hydrocarbures Nexen, filiale du groupe public chinois CNOOC, a indiqué jeudi soir la découverte d'une fuite dans ses installations de Long Lake, au sud de Fort MacMurray, coeur de l'industrie pétrolière canadienne, dans la province d'Alberta (ouest).

Avec cinq millions de litres (31 500 barils) de liquide bitumineux (mélange lourd d'eau usée, de sable et de pétrole) déversés, il s'agit de la seconde plus importante marée noire d'Alberta, et l'un des accidents pétroliers les plus graves en Amérique du Nord, ont souligné les médias canadiens. La zone contaminée s'étend sur 16 000 mètres carrés (1,6 hectare) et se situe à 36 km au sud de Fort McMurray.

«La fuite a été colmatée et l'incident est sous contrôle», a assuré Nexen, rachetée par le géant chinois CNOOC début 2013.

L'autorité albertaine de l'Énergie (AER) a déployé sur place des agents qui devaient débuter vendredi leur enquête sur l'origine de cet incident.

«La fuite ne s'est pas répandue jusqu'à un cours d'eau», a assuré l'AER dans un communiqué, ajoutant qu'«aucune conséquence sur le public ou la faune n'a été constatée».

Cet incident a lieu alors que les Canadiens sont toujours plus divisés par d'ambitieux projets d'oléoducs devant acheminer le pétrole albertain vers les ports de l'Atlantique, du Pacifique et du golfe du Mexique.

Pour l'association environnementaliste Greenpeace, cette fuite «est un bon rappel du long chemin que doit encore accomplir l'Alberta pour résoudre ses problèmes d'oléoducs».

La construction de nouveaux oléoducs, comme le souhaite l'industrie, «va faciliter l'expansion des sables bitumineux --la source d'émission de carbone la plus rapide au Canada-- et accélérer encore plus le réchauffement climatique», a estimé Greenpeace dans un communiqué.

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