Tragédie d'Air India: l'enquête demeure ouverte après 30 ans

Les restes du vol 182 d'Air India sont... (Photo Chuck Stoody, La Presse canadienne)

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Les restes du vol 182 d'Air India sont gardés à Vancouver, dans un endroit secret.

Photo Chuck Stoody, La Presse canadienne

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Jim Bronskill
La Presse Canadienne
OTTAWA

Trente ans plus tard, l'enquête de la GRC sur l'explosion d'un avion d'Air India - le pire acte terroriste de l'histoire canadienne - demeure «active et en cours».

Le 23 juin 1985, une bombe a fait exploser à une altitude de 9400 mètres le vol 182 d'Air India qui devait assurer la liaison Montréal-Londres-New Delhi. L'appareil Boeing 747, qui volait alors dans l'espace aérien irlandais, s'est écrasé dans l'océan Atlantique. Un total de 329 personnes, dont 268 Canadiens, ont péri dans cet attentat.

Les autorités croient que des extrémistes sikhs réclamant un territoire autonome sont responsables de l'attentat.

Une commission d'enquête fédérale a conclu qu'une série d'erreurs de la police, des agents de renseignements et des législateurs de la sécurité aérienne ont permis aux terroristes de perpétrer cet attentat.

L'enquête complexe de l'événement a été compliquée par des difficultés à retirer l'avion du plancher océanique, des guerres de territoires d'agences, et une difficulté à persuader des témoins de parler à la police.

Le suspect numéro un, Talwinder Singh Parmar, est mort en 1992. En 2003, Inderjit Singh Reyat a plaidé coupable à des accusations de meurtre. Deux ans plus tard, un juge de la Colombie-Britannique a acquitté Ajaib Singh Bagri et Ripudaman Singh Malik.

Mais le dossier n'est pas clos.

Une «équipe dédiée» d'agents de la GRC continue d'enquêter sur cet attentat et une explosion à l'aéroport Narita de Tokyo qui serait relié, a indiqué le sergent Annie Linteau, une porte-parole de la GRC.

«Au cours des 30 dernières années, l'enquête d'Air India a été l'enquête de terrorisme local la plus longue et certainement l'une des plus complexes que la GRC ait menées dans l'histoire de la justice canadienne», a-t-elle souligné à La Presse Canadienne.

«Nous avons travaillé de manière continue avec différentes agences de police internationales en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, qui ont très bien collaboré.»

Des cérémonies de commémoration du 30e anniversaire de l'attentat avaient lieu mardi à Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver. Des familles des victimes de la tragédie et des membres de la collectivité locale participaient aussi ce mardi à un événement à Ahakista, en Irlande. Peter MacKay, ministre de la Justice et procureur général du Canada, a pris part à cette cérémonie.

Le gouvernement a désigné le 23 juin comme étant la Journée nationale du souvenir des victimes de terrorisme.

L'enquête fédérale, dirigée par l'ancien juge de la Cour suprême John Major, a conclu en 2010 que des changements fondamentaux devaient être apportés à la gestion des renseignements, aux poursuites criminelles et à la sécurité aérienne pour éviter d'autres attaques du genre. Le gouvernement conservateur a déjà adopté certaines recommandations et continue de travailler sur d'autres.

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