Les grandes villes sont mal préparées aux inondations, selon une enquête

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Des rues du centre-ville inondées, à Montréal en janvier 2013.

Photo Graham Hughes, archives PC

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Joan Bryden
La Presse Canadienne
Ottawa

Les grandes villes canadiennes ont en moyenne fait un travail «médiocre» pour se préparer à affronter des inondations, indique une nouvelle étude réalisée à l'Université de Waterloo, en Ontario.

La recherche, commandée par la compagnie d'assurances Groupe Co-operators, a évalué le niveau de préparation de 15 villes canadiennes en vue de limiter les dommages causés par les inondations découlant d'événements météorologiques exceptionnels.

Ottawa est en tête du classement, avec une note de A, alors qu'Halifax termine dernière, avec un D.

Toronto et Montréal partagent le score de B moins, devançant entre autres Fredericton (C) et Québec (C moins).

L'équipe de chercheurs a examiné l'état de préparation des villes en fonction de 16 facteurs de vulnérabilité aux inondations.

Le Dr Blair Feltmate, responsable du Projet d'adaptation aux changements climatiques de l'Université de Waterloo et auteur de l'étude, a constaté que le niveau de préparation des villes est généralement «médiocre».

L'étude a toutefois révélé quelques points forts, dont l'installation obligatoire de clapets antiretour dans les maisons neuves pour empêcher l'eau de s'infiltrer par le drain du sous-sol, et l'existence de cartes des zones inondables à jour. Dans la plupart des villes, les responsables de l'aménagement du territoire utilisent d'ailleurs ces cartes pour limiter la construction dans les zones inondables.

Les chercheurs ont également noté que de plus en plus de municipalités s'efforcent de garder les ponceaux, les grilles d'égout et les égouts pluviaux exempts de débris.

Toutefois, M. Feltmate a été étonné par le peu de planification faite par les villes pour assurer l'approvisionnement en électricité, en produits pétroliers, en aliments et en eau, ainsi que l'accès aux réseaux de télécommunication, aux infrastructures de transport et aux services bancaires et financiers durant une inondation.

Le chercheur a expliqué que la plupart des municipalités estiment qu'il ne s'agit pas de leurs responsabilités, mais bien celles des compagnies d'électricité et de pétrole, des marchés d'alimentation, des entreprises de télécommunications, des institutions financières ou encore de leur gouvernement provincial respectif.

L'universitaire espère que les résultats des travaux de son équipe encourageront les maires et les conseillers «à avoir de franches conversations» sur la manière dont leur ville peut être mieux préparée à faire face aux inondations, le type de catastrophe naturelle le plus courant au Canada.

Le Dr Feltmate estime que même la championne du classement, Ottawa, peut encore mieux faire. Quant à Halifax, ses élus doivent à son avis «s'assoir et faire un petit examen de conscience».

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