Le piètre état des petits postes frontaliers nuit aux agents

Le mauvais état de certains postes frontaliers est... (PHOTO STÉPHANIE MANTHA, ARCHIVES LA VOIX DE L'EST)

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Le mauvais état de certains postes frontaliers est un «obstacle important» à la prestation des services. Sur la photo, le poste frontalier de Saint-Armand.

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Jim Bronskill
La Presse Canadienne
Ottawa

Les agents frontaliers canadiens qui travaillent dans des points d'entrée de petite taille ou éloignés (PEPTE) font face à plusieurs risques, tels que des niveaux élevés de radon, des parasites, un chauffage défaillant et même un manque d'eau potable et un abri inadéquat, indique une évaluation fédérale.

L'absence de systèmes de caméra et d'un espace adéquat pour interroger les voyageurs présente également un risque pour la «sécurité et la protection générales» des agents de certains postes de douanes, dit le rapport de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Ainsi, pour remplir les exigences de l'entente de périmètre de sécurité entre le Canada et les États-Unis, l'agence devrait apporter d'importantes améliorations aux bâtiments et aux systèmes informatisés de ces petits postes, prévient l'évaluation.

Les traverses mineures entre le Canada et les États-Unis représentent plus de la moitié des 117 postes frontaliers du Canada, mais n'ont traité que 3,4 millions de voyageurs en 2012-2013, soit moins de cinq pour cent du total. Certains postes ont accueilli moins de cinq voyageurs par jour au cours de cette période.

Leur importance est cependant très grande pour certaines communautés qui ont, grâce à ces postes, plus facilement accès aux services de base, tels que l'épicerie, la station d'essence, l'école ou des services d'urgence, de l'autre côté de la frontière, précise le rapport.

Mais le mauvais état des installations est un «obstacle important» à la prestation des services. «De nombreux problèmes liés à la santé et à la sécurité au travail ont aussi été cernés dans les PEPTE», lit-on.

L'Agence a identifié 34 petits points d'entrée dont les édifices datent d'il y a au moins 40 ans - l'un d'eux a plus de 80 ans - ce qui entraîne des besoins de maintenance, des inquiétudes liées à la santé et, parfois, aucune protection contre les éléments.

Certains postes éloignés posent également un risque étant donné leur distance des services policiers ou médicaux et le service cellulaire défaillant dans certains endroits. En outre, le système radio du Système d'alarme et de sécurité personnelle utilisé par les agents frontaliers «offre une communication limitée d'un bureau à un autre et ne peut pas être utilisé pour communiquer avec d'autres organismes», soulève le rapport récemment publié.

L'agence frontalière prévoit investir 99 millions $ sur cinq ans pour régler ces problèmes et pour améliorer la technologie pour aider les agents à enregistrer de l'information sur les voyageurs.

Un groupe de travail fédéral s'affaire de plus à étudier des options d'établissements conjoints entre les États-Unis et le Canada.

L'évaluation indique que l'ASFC a besoin de plus d'information pour prendre des décisions sur la gestion des petits postes, particulièrement étant donné que l'entente de périmètre de sécurité canado-américaine exigera bientôt la compilation de données sur les voyageurs qui quittent les États-Unis.

Des recommandations découlant de cette évaluation seront remises en juin. L'ASFC ne pouvait commenter le dossier étant donné que le travail est encore en développement.

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