La dépouille du sergent Doiron rapatriée

La dépouille du militaire canadien Andrew Joseph Doiron, tué vendredi dernier... (Photo Reuters)

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La Presse Canadienne

La dépouille du militaire canadien Andrew Joseph Doiron, tué vendredi dernier par un tir allié en Iraq, est arrivée au pays, mardi après-midi.

L'atmosphère était au recueillement au cours de la cérémonie de rapatriement qui s'est déroulée à la base de Trenton, en Ontario. Plusieurs ont silencieusement salué alors que le cercueil recouvert de l'unifolié du sergent Doiron a entrepris son périple qui l'apportera, dans un premier temps, à Toronto.

La cérémonie s'est déroulée en présence du gouverneur général, David Johnston, du ministre de la Défense, Jason Kenney, et de plusieurs dignitaires.

Des dizaines de civils ont aussi voulu rendre hommage au sergent Doiron en s'assemblant à l'extérieur de la base ou le long de l'itinéraire suivi par le convoi. Hunter Vickers, âgée de 19 ans, est venue de Belleville. Elle a expliqué sa présence en disant que le passé militaire de sa famille lui a fait apprécier le sacrifice et le travail acharné des soldats. «Je n'ai raté aucune cérémonie de rapatriement et je n'en raterai pas une, quelles que soient les circonstances», a-t-elle souligné.

Après la cérémonie, un convoi funéraire a transporté le cercueil sur l'«autoroute des Héros» jusqu'à Toronto, où une autopsie sera pratiquée plus tard cette semaine. Des drapeaux canadiens ont été installés sur les viaducs surplombant l'autoroute dans la région de Toronto avant même le début de la cérémonie. Des gens ont commencé à attendre le passage du convoi plusieurs heures en avance.

Le sergent Doiron, âgé de 31 ans, a été tué par balle lors d'un échange décrit comme un «tir allié», alors que son unité des forces spéciales revenait à un poste d'observation, vendredi soir, en pleine obscurité. Trois autres soldats canadiens ont été blessés dans l'échange de tirs.

Les autorités kurdes ont imputé aux Canadiens la responsabilité de l'incident, un blâme rejeté par Ottawa.

Selon les responsables kurdes, des combattants peshmergas, alliés du Canada dans la lutte contre le groupe armé État islamique, ont ouvert le feu sur des militaires qui arrivaient sans prévenir sur la ligne de front.

Les Canadiens, eux, soutiennent que leurs soldats étaient passés au même endroit plus tôt ce jour-là, et qu'ils avaient prévenu les Kurdes de leur retour en soirée par le même chemin.

Un des trois soldats canadiens blessés a été transporté en Allemagne, alors que les deux autres, qui souffrent de blessures moins graves, sont soignés à Erbil, dans le Kurdistan irakien.

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