Migrations entre les régions: une perte moindre pour Montréal 

Montréal a accueilli 38 600 personnes en 2013-2014,... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Montréal a accueilli 38 600 personnes en 2013-2014, mais que 53 600 personnes ont quitté la région. Il s'agit donc d'un bilan négatif de l'ordre de 15 000 individus pour Montréal.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Montréal sort encore perdante des migrations entre les régions du Québec en 2013-2014, mais ses pertes se sont atténuées, selon l'Institut de la statistique du Québec.

Dans son plus récent bilan sociodémographique publié mardi, l'Institut révèle en effet que Montréal a accueilli 38 600 personnes en 2013-2014, mais que 53 600 personnes ont quitté la région. Il s'agit donc d'un bilan négatif de l'ordre de 15 000 individus pour Montréal.

Il s'agit toutefois d'une diminution de ses pertes pour une quatrième année consécutive, note l'ISQ.

D'ailleurs, au bout du compte, grâce à d'autres facteurs, la population de Montréal est plutôt en croissance, souligne en entrevue Martine St-Amour, démographe à l'Institut.

«C'est très important de le mentionner. Depuis plusieurs années, Montréal est déficitaire dans ses échanges migratoires avec les autres régions administratives du Québec. Par contre, la population de Montréal continue d'augmenter, parce que les pertes migratoires internes sont compensées d'une part par l'immigration internationale et, d'autre part, par un accroissement naturel positif, c'est-à-dire que les naissances continuent d'être plus nombreuses que les décès dans la région», explique Mme St-Amour.

Plus précisément, Montréal a accusé des pertes dans tous les groupes d'âge, sauf pour les 15-24 ans, qui viennent souvent dans la métropole pour les études postsecondaires.

Montréal est loin d'avoir gagné son pari d'attirer les familles avec de jeunes enfants, puisque c'est dans la catégorie d'âge des 0-14 ans que son déficit migratoire est le plus important, avec celle des 25-44 ans - qui représentent leurs parents, note la démographe.

«Le déficit chez les 0-14 ans indique que la rétention des familles avec enfants reste un enjeu pour Montréal», comment Mme St-Amour, qui ajoute toutefois que les pertes dans ces deux groupes d'âge ont tendance à diminuer depuis quelques années.

Sans surprise, ce sont les régions limitrophes qui tirent profit de ce bilan migratoire, comme Laval, Lanaudière, les Laurentides et la Montérégie.

Les régions plus éloignées des grands centres sont déficitaires dans leurs échanges migratoires au sein du Québec. Ce sont les régions de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec qui sont les plus grandes perdantes à ce chapitre.

La Mauricie est la seule région qui a fait des gains dans tous les groupes d'âge en 2013-2014. «C'est une nouveauté, donc c'est assez difficile de voir ce qui se passe», admet Mme St-Amour. Il faudra voir si le phénomène se présente encore l'an prochain.

La Côte-Nord vit une situation plus problématique, vraisemblablement à cause de la situation économique. La Côte-Nord et le Nord-du-Québec sont les seules régions qui accusent des pertes dans tous les groupes d'âge au cours de la dernière année.

Pour l'ensemble du Québec, l'Institut note que 193 000 personnes ont changé de région administrative entre le 1er juillet 2013 et le 1er juillet 2014. L'ISQ souligne toutefois que le nombre de migrants entre les régions est légèrement en baisse par rapport à l'année précédente.

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