Le rapport sur le suicide d'un soldat canadien sera bientôt publié

Le caporal Stuart Langridge avait 28 ans lorsqu'il... (Photo Adrian Wyld, archives La Presse canadienne)

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Le caporal Stuart Langridge avait 28 ans lorsqu'il a mis fin à ses jours à la base des Forces armées canadiennes d'Edmonton, en mars 2008.

Photo Adrian Wyld, archives La Presse canadienne

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Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le rapport fort attendu sur la manière dont a été menée l'enquête qui a suivi le suicide d'un jeune soldat troublé sera publié la semaine prochaine.

Le caporal Stuart Langridge avait 28 ans lorsqu'il a mis fin à ses jours à la base des Forces armées canadiennes d'Edmonton, en mars 2008.

Il avait servi en Bosnie et en Afghanistan, et souffrait de problèmes de dépendance aux médicaments ainsi que de ce qui a après été considéré comme un syndrome de stress post-traumatique.

Sa famille soutient que toutes les preuves relevées par la police militaire concernant sa mort ont été biaisées afin de protéger les Forces.

Ils ont déposé une plainte formelle à la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire, qui a accepté d'entendre la cause à partir du mois de mars 2012. Les audiences souvent très émotives se sont conclues en janvier 2013.

«Si ces allégations sont confirmées, leurs implications seront très significatives», a écrit à cette époque celui qui était à la tête de la Commission, Glenn Stannard.

Parmi d'autres choses, la commission s'est fait dire que vers la fin d'un séjour en psychiatrie, le jeune soldat a déclaré à un médecin qu'il préférerait mourir plutôt que de retourner à sa base.

Il y a néanmoins été renvoyé et s'est enlevé la vie 10 jours plus tard.

Les Forces armées ont plaidé qu'elles avaient fait tout ce qui était en leur pouvoir pour M. Langridge et ont plutôt montré du doigt son problème de dépendance aux médicaments pour ses problèmes.

Sa mère et son beau-père soutiennent qu'il a été la victime d'un système qui ne prend pas au sérieux les problèmes de santé mentale.

Les Forces armées canadiennes ont souvent été accusées de ne pas accorder d'importance aux problèmes mentaux des soldats et affirment travailler pour améliorer l'accès aux services.

En 2014, il y a eu 19 suicides au sein des Forces armées, selon les derniers chiffres dévoilés. Il s'agit de l'un des niveaux les plus élevés de la dernière décennie.

Les militaires ne fournissent pas de statistiques sur les tentatives de suicide.

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