Immigration: la SSJB réclame une augmentation des candidats francophones

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La SSJBM craint que le gouvernement Couillard «ne se donne aucun objectif quantitatif et qualitatif pour arrêter l'anglicisation en cours», malgré la baisse «drastique» de la proportion de francophones annoncée pour les décennies à venir «par tous les démographes».

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le gouvernement Couillard doit recruter davantage d'immigrants francophones pour contrer le recul du français au Québec, selon la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM).

Québec devrait donc, en toute logique, accorder davantage de points à la connaissance du français au moment de recruter des candidats à l'étranger, de manière à freiner cette tendance.

À l'inverse, les points alloués par Québec à la connaissance de l'anglais ne devraient être réservés qu'aux seuls candidats affichant déjà une excellente maîtrise du français.

Car Montréal s'anglicise et il est grand temps d'agir afin de maintenir le poids démographique du français au Québec, a plaidé le président de l'organisme, Maxime Laporte, jeudi, devant la commission parlementaire qui se penche sur la future politique d'immigration du Québec.

«La cause première de tout ça, c'est peut-être un manque de volonté ou un aveuglement volontaire par rapport à la situation» de la part du gouvernement, a commenté en point de presse M. Laporte, en faisant valoir que «toutes les données, toutes les études» démographiques confirmaient pourtant le phénomène de l'anglicisation de Montréal.

La proportion d'immigrants connaissant le français avant de poser le pied au Québec devra donc être plus importante pour assurer la pérennité de la langue française, aux yeux de la SSJBM.

Elle demande au gouvernement de se fixer comme objectif que 81% de la population québécoise soit de langue maternelle française en 2025.

Chez les immigrants, la proportion de francophones devrait grimper de 82 à 89%, tandis que celle des anglophones devrait chuter de 17 à 11%.

À l'heure actuelle, bon an mal an, environ 40% des immigrants ne parlent pas un mot de français en arrivant au Québec. Or, il est fort difficile d'intégrer ces nouveaux arrivants en français, malgré l'offre de cours de francisation, selon M. Laporte.

«Tranquillement, on assiste à un phénomène d'affaiblissement de la langue française comme langue publique commune, comme langue de travail, comme langue d'affichage», a-t-il soutenu.

Les budgets alloués par Québec à la francisation devraient aussi être mieux arrimés au nombre de nouveaux arrivants non francophones, selon la SSJBM. Ainsi, si les budgets de francisation sont coupés, la proportion de non-francophones devrait être réduite d'autant parmi les candidats recrutés à l'étranger.

Ainsi, Québec devrait s'obliger légalement à réduire le nombre d'immigrants qui ne parlent pas français «en fonction d'un éventuel rétrécissement du budget alloué à la francisation», peut-on lire dans le mémoire préparé par l'organisme.

La SSJBM craint que le gouvernement Couillard «ne se donne aucun objectif quantitatif et qualitatif pour arrêter l'anglicisation en cours», malgré la baisse «drastique» de la proportion de francophones annoncée pour les décennies à venir «par tous les démographes».

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