La population de Winnipeg doit faire bouillir son eau

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Deux tests ont permis de détecter une faible présence de la bactérie E. Coli et de coliformes, ce qui a poussé les autorités sanitaires régionales à lancer cette démarche préventive

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La Presse Canadienne
Winnipeg

La direction de la santé publique de la région de Winnipeg demande à la population de faire bouillir son eau avant de la consommer.

Six tests ont été effectués. Ils ont permis de détecter une faible présence de la bactérie E. Coli et de coliformes, ce qui a poussé les autorités sanitaires régionales à lancer cette démarche préventive.

On ignore pour le moment si des personnes sont tombées malades après avoir bu de l'eau. Melissa Hoft, une porte-parole du Winnipeg Regional Health Authority, a dit que les autorités ne répondront directement à aucune question avant mercredi. Il se peut qu'un communiqué soit diffusé plus tard en soirée.

Au début, l'avis ne concernait que le secteur situé à l'est de la rivière Rouge, ce qui représente environ la moitié de la superficie de la ville. Mais quelques minutes plus tard, les autorités l'ont étendu à toute la capitale manitobaine.

La source de la contamination n'a pas encore été identifiée.

La population vivant à l'est de la rivière doit faire bouillir l'eau pendant au moins une minute avant d'en boire, de s'en servir pour préparer des repas ou pour se brosser les dents. Les autorités ont toutefois indiqué qu'il n'était pas nécessaire de le faire pour les autres usages ménagers comme la lessive de vêtements ou de vaisselles.

On peut même prendre son bain si les adultes et les enfants peuvent éviter d'avaler l'eau.

Les autorités municipales ont indiqué que les échantillons ont été pris lundi pour des tests de routine. Les résultats ont été connus le lendemain.

Selon le directeur de la division des eaux, Geoff Patton, les résultats des tests sont déconcertants. Certains démontraient la présence de coliformes et de chlore, ajoutant qu'on ne pouvait obtenir ces deux éléments ensemble. Il a laissé sous-entendre que les résultats sont peut-être des faux positifs ou une indication incorrecte de la présence de bactéries.

Les autorités n'ont pas précisé le type d'E. Coli qui a été retrouvé dans les échantillons. Habituellement, les coliformes proviennent de matières fécales humaines et animales.   Selon les Recommandation pour la qualité de l'eau potable au Canada, il ne doit y avoir aucun micro-organisme détectable par 100 ml d'eau à la sortie d'une usine de traitement et dans l'eau souterraine non-désinfectée à sa sortie du puits.

Les autorités provinciales et municipales ont dû faire face aux nombreuses questions des journalistes qui voulaient savoir comment les gens avaient été avertis de ne pas boire de l'eau.

L'avis a été diffusé cinq heures après que le responsable manitobain de la santé publique eut été mis au courant des tests positifs. La ville a blâmé le retard sur les autorités de la santé, ajoutant que dès qu'elle a appris ces résultats, elle a immédiatement diffusé un communiqué de presse. Quant aux autorités provinciales, elles disent que ces cinq heures ont été nécessaires pour dresser un plan d'actions.

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