Enquête terminée sur les inconduites sexuelles dans l'armée

Selon des articles publiés dans les magazines L'actualité et Maclean's la police militaire... (Photo CHRIS WATTIE, Archives Reuters)

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Selon des articles publiés dans les magazines L'actualité et Maclean's la police militaire reçoit chaque année jusqu'à 200 plaintes d'agressions sexuelles de militaires.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

L'enquête externe et indépendante sur l'épidémie présumée d'agressions sexuelles et de harcèlement au sein des Forces armées canadiennes est maintenant terminée, et le rapport devrait être déposé ce printemps.

La juge à la retraite de la Cour suprême Marie Deschamps a visité des bases et rencontré des militaires de tout le pays dans le cadre de cette enquête déclenchée après la publication, dans les magazines L'actualité et Maclean's, de reportages accablants qui concluaient que les cas d'agressions sexuelles dans l'armée atteignaient aujourd'hui une fréquence sans précédent.

Les reportages citaient plusieurs victimes présumées et analysaient une décennie de statistiques sur les signalements d'agressions. Selon ces articles, la police militaire reçoit chaque année jusqu'à 200 plaintes d'agressions sexuelles de militaires, mais plusieurs autres cas ne seraient tout simplement pas signalés par les victimes, par peur des représailles au sein des forces armées.

Le ministère de la Défense nationale a alors ordonné sa propre enquête interne, mais le chef d'état-major, Tom Lawson, a aussi demandé ensuite une enquête externe, lorsqu'il est devenu évident que certaines victimes présumées n'osaient pas se confier «à l'interne».

Une porte-parole au ministère de la Défense, Marie-Hélène Brisson, n'a pas voulu préciser, lundi, si la juge à la retraite Deschamps avait appris l'existence de nouvelles allégations autres que celles déjà citées dans les magazines.

Lors de son témoignage devant un comité des Communes, en mai dernier, le général Lawson avait dénoncé toute inconduite sexuelle et s'était dit troublé par les allégations. Mais il avait refusé d'adhérer à la thèse selon laquelle la violence sexuelle et le harcèlement font partie intégrante de la culture militaire. Il avait aussi encouragé les présumées victimes à faire confiance au système et à porter plainte.

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