Procès d'un enseignant canadien en Indonésie: témoignage d'un enfant

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La Presse Canadienne
DJAKARTA, Indonésie

Une autre présumée victime d'âge mineur a témoigné ce mardi devant un tribunal de Djakarta, en Indonésie, au procès de l'enseignant canadien Neil Bantleman qui est accusé d'agression sexuelle sur trois élèves d'une école internationale.

Dans un courrier électronique transmis à La Presse Canadienne, la famille de M. Bantleman a précisé que les audiences de mardi avaient duré plus de huit heures. L'enfant aurait livré son témoignage sur vidéo pendant trois heures; il était accompagné de son père.

Tracy Bantleman, la femme de l'accusé originaire de Burlington, en Ontario, a affirmé que l'enfant avait eu du mal à répéter à la cour le fil des événements qu'il avait d'abord relaté aux enquêteurs de la police.

À l'ouverture du procès, il y a deux semaines, Guy Bantleman disait craindre le peu de verdicts de non-culpabilité enregistrés dans le système indonésien et le fait que son frère doive faire face à la justice malgré une absence de preuve.

Neil Bantleman a été arrêté en juillet en compagnie d'un enseignant adjoint indonésien. Leur arrestation est survenue quelques mois après celle de concierges sous contrat avec l'École internationale de Djakarta, après qu'un garçon de six ans eut affirmé avoir été sodomisé.

M. Bantleman et son adjoint se disent innocents. Le directeur de l'école et plusieurs collègues enseignants croient aussi en leur innocence.

«On dirait que les parents et les enquêteurs ont fait des interprétations illogiques des histoires qu'ils ont extrait des enfants suite à des interrogatoires répétitifs et suggestifs», a écrit Tracy Bantleman dans le courriel.

«Je crois que les parents ont porté des jugements inadéquats et des accusations non fondées. Il n'y  absolument aucune preuve pour appuyer leurs allégations».

La famille de M. Bantleman a fait valoir que M. Bantleman et son assistant, Ferdinand Tjiong, ont seulement été arrêtés après que les parents d'une victime alléguée n'aient pas été en mesure de conclure une entente financière au sujet des alléguées agressions par les concierges de l'école.

La peine de prison des concierges pourrait aller jusqu'à huit ans. Leurs avocats ont qualifié les peines d'injustes et ont promis d'en appeler.

Tracy Bantleman a dit que la mère de la présumée victime a aussi témoigné mardi. Celle-ci avait initialement allégué que son fils avait été violé à plusieurs reprises par les concierges en mars 2014. Elle dit que la mère a ensuite changé ses allégations pour inclure son mari et Tjiong.

Elle a ajouté que des preuves photo et vidéo ont été déposées par l'équipe de la défense qui montrent la mère qui dirigeait son enfant et la police dans une reconstitution des crimes allégués, montrant au garçon où aller.

Mais le frère de l'accusé a dit que lorsque la défense a tenté d'introduire ces preuves en cour, la poursuite s'est objectée et l'équipe de la défense s'est fait dire d'attendre à plus tard lors du procès pour le faire.

Selon la famille de l'accusé, les responsables de l'ambassade canadienne se sont vus refuser l'accès à la salle de cour.

M. Bantleman et M. Tjiong pourraient écoper de 15 ans de prison.

Il est prévu que le procès dure trois mois.

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