Les parents de Rehtaeh Parsons créent un organisme contre la cyberintimidation

Rehtaeh Parsons s'est suicidée à l'âge de 17... (Photo La Presse Canadienne/Courtoisie)

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Rehtaeh Parsons s'est suicidée à l'âge de 17 ans après avoir subi des épisodes de cyberintimidation.

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Keith Doucette
La Presse Canadienne
HALIFAX, N.-E.

Les parents de la défunte adolescente Rehtaeh Parsons ont créé une nouvelle organisation pour contrer la cyberintimidation, la violence sexuelle et la distribution d'images auprès des jeunes.

La fondation Rehtaeh Parsons recueillera des fonds pour aider à sensibiliser et éduquer les jeunes sur ces questions.

Leah Parsons et Glenn Canning ont précisé que l'organisme sans but lucratif serait supervisé par un conseil d'administration. La fondation aidera toutes les autres organisations à travers le pays qui ont lancé des mesures pour aider les victimes, ont-ils ajouté.

Les parents estiment que leur fille de 17 ans s'est suicidée après avoir subi des épisodes de cyberintimidation. En avril 2013, Rehtaeh Parsons avait été débranchée des appareils qui la maintenaient en vie après une tentative de suicide.

Les fondateurs de l'organisme ont fait l'annonce de sa création samedi, dans une banlieue d'Halifax, à Darthmouth, où ils ont aussi présenté les membres du conseil d'administration.

Mme Parsons a confié avoir connu une période très éprouvante après la mort de sa fille. Or, l'appui de sa communauté et l'instauration de cette nouvelle fondation l'ont aidée à faire son deuil.

«À chaque fois que je voulais m'isoler, me fermer au monde, je recevais un message de quelqu'un qui affirmait avoir été inspiré par Rehtaeh», a-t-elle expliqué.

Leur objectif est «de travailler avec les communautés pour s'assurer que nos jeunes soient respectueux, responsables et en sécurité», a déclaré M. Canning.

Il estime que l'organisme permettra de passer à l'action et de parler au nom de tous ceux qui subissent des abus. Il fournira aussi des ressources aux jeunes pour les aider s'ils se retrouvent dans de telles situations.

Selon lui, une telle fondation était nécessaire parce que l'histoire de sa fille a eu plusieurs échos dans la population.

«Nous avons tellement eu de soutien, nous ne voulions pas abandonner cela. Nous voulons vraiment faire quelque chose de positif en mémoire de Rehtaeh», a expliqué son père.

La fondation Rehtaeh Parsons travaillera à développer des programmes de thérapie avec les animaux et par l'entremise de l'art, a ajouté M. Canning.

Le mois dernier, Leah Parsons avait soutenu un nouveau curriculum scolaire lancé par le Centre canadien de protection de l'enfance de Winnipeg, qui avait bénéficié d'une subvention de 100 000 $ de la part du gouvernement fédéral.

Le programme scolaire, qui est accessible à tous enseignants canadiens, vise les élèves du primaire et du secondaire.

Mme Parsons estime que si la cyberintimidation avait fait l'objet de discussions à l'école, les agresseurs de sa fille y auraient pensé à deux fois avant de passer à l'action.

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