La gestion des terres autochtones bien perçue à l'étranger

La Première Nation Tsilhqot'in, dont le territoire se... (Photo DARRYL DYCK, PC)

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La Première Nation Tsilhqot'in, dont le territoire se situe près de Williams Lake, en Colombie-Britannique, est constituée de six bandes autochtones où habitent environ 3000 personnes.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Considérant toutes les poursuites devant les tribunaux, les guerres de mots et les manifestations populaires qui ont marqué les relations des Premières Nations avec le Canada, les Canadiens pourraient être surpris d'apprendre que la gestion des terres autochtones au pays est perçue comme un modèle dans le monde.

Les membres de trois communautés autochtones éloignées du pays sont cette semaine à Sydney, en Australie, où le Congrès mondial sur les parcs tient son sixième sommet international.

Ils font partie d'un mouvement qui cherche à présenter des façons de trouver un équilibre entre les droits des Autochtones, la protection culturelle, le développement des ressources et l'intendance de l'environnement.

Selon Valérie Courtois, de la Campagne internationale de protection de la forêt boréale, il y a de réelles initiatives de leadership au Canada.

Des représentants du Grand Conseil des Cris du Québec, de la Nation Lutsel K'e des Territoires du Nord-Ouest et de la Première Nation Poplar River du Manitoba ont été invités à participer au congrès, qui se réunit tous les 10 ans pour discuter de la biodiversité, de la conservation et de l'état des parcs et des aires protégées dans le monde.

Cette année, le Canada a retenu l'attention.

Lorsque la Cour suprême du Canada a tranché que la nation Tsilhqot'in de la Colombie-Britannique avait un titre ancestral sur plus de 1700 kilomètres carrés de terres, il est juste de dire que la décision a ébranlé le secteur des ressources naturelles. Il ne s'agit pas seulement d'un droit de premier refus en ce qui concerne la gestion des terres de la couronne, mais plutôt un droit d'utiliser et de gérer les terres de façon proactive, est-il écrit dans le jugement.

Cette nation est ainsi la première à pouvoir rédiger ses propres politiques de gestion des ressources et d'intendance des terres.

Pour Mme Courtois, le consentement autochtone doit être vu dans une optique positive, car il permet le dialogue. «C'est une condition pour un oui» au développement, fait valoir la femme qui présentera une allocution au congrès mondial sur les parcs samedi.

Le but réel est de prendre en charge et de gérer vos propres terres, a-t-elle ajouté.

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