Keystone XL ramené à l'ordre du jour à Washington?

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Pendant des mois, pratiquement tous les républicains ont réclamé des plans postélectoraux concernant Keystone XL, estimant que le dossier était prioritaire.

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne
Washington

Le projet d'oléoduc albertain Keystone XL, plongé dans les limbes depuis plusieurs années, semble devoir être ramené à l'ordre du jour du nouveau Congrès américain, où la victoire des républicains pourrait avoir un impact sur plusieurs industries canadiennes.

Pendant des mois, pratiquement tous les républicains ont réclamé des plans postélectoraux concernant Keystone XL, estimant que le dossier était prioritaire pour le prochain Congrès - un développement qui serait à la fois honni par les environnementalistes et salué par les partisans de l'industrie pétrolière. Le ministre canadien de l'Emploi et du Développement social, Jason Kenney, n'a d'ailleurs pas tardé à réagir favorablement aux résultats des élections de mi-mandat. «De bonnes nouvelles pour les emplois et l'économie canadiens», a-t-il écrit sur Twitter. «Il semblerait que le Sénat américain disposera des 60 votes et plus nécessaires pour que Keystone XL soit approuvé.»

Il y a aura aussi d'autres répercussions pour le Canada, à la suite de la remontée en puissance des républicains, eux qui contrôlent désormais les deux chambres du Congrès, avec entre autres une majorité record à la Chambre des représentants. Cette victoire risque d'avoir un effet sur les négociations concernant le traité de libre-échange lié au Partenariat transpacifique rassemblant 12 pays (dont le Canada), a indiqué Gary Doer, l'ambassadeur canadien à Washington.

Un Sénat contrôlé par les républicains risque d'accélérer la capacité de négociation du président Barack Obama, contrairement aux propres troupes du chef d'État démocrate, qui étaient divisées sur la question.

M. Doer espère par ailleurs que le prochain Congrès réévaluera l'obligation d'étiqueter la viande selon son pays d'origine, une décision qui a soulevé la possibilité d'une guerre tarifaire opposant le Canada et le Mexique au pays de l'Oncle Sam. La Maison-Blanche détenant un pouvoir de veto, et les démocrates comptant suffisamment de sièges dans les deux chambres pour entreprendre des procédures d'obstruction systématique contre la majorité des projets de loi, les partis devront coopérer, estime l'ambassadeur.

«La question la plus importante ici n'est pas seulement le nombre de sièges et le contrôle du Sénat, mais la volonté du public américain d'aller de l'avant. Et je crois que cela serait utile du point de vue des questions canadiennes», a-t-il ajouté. «L'impasse n'est pas bonne pour le Canada - et n'est pas non plus bonne pour les États-Unis.»

Jusqu'à maintenant, l'obstruction a pourtant été la norme au Congrès. Représentants républicains et sénateurs démocrates se sont tour à tour fait des crocs-en-jambe, se bloquant mutuellement chaque fois que l'occasion se présentait.

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