Gonzalo pourrait causer des inondations à Terre-Neuve dimanche

L'ouragan Gonzalo, qui est passé de catégorie 4 à 3... (PHOTO REUTERS/NOAA)

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L'ouragan Gonzalo, qui est passé de catégorie 4 à 3 jeudi, se trouvait vendredi midi à environ 245 km des Bermudes et générait des vents soutenus de 205 km/h, selon le Centre national des ouragans à Miami.

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La Presse Canadienne
HALIFAX, N.-É.

Les Terre-Neuviens se préparent à recevoir les intempéries de l'ouragan Gonzalo, qui pourrait toucher la pointe sud-est de l'île sous la forme d'une tempête post-tropicale dans la nuit de samedi à dimanche.

Le Centre canadien de prévision des ouragans a indiqué vendredi que la péninsule d'Avalon pourrait connaître des inondations, alors que l'arrivée de l'ouragan coïnciderait avec la marée haute de dimanche matin, à 5h. Les secteurs de Cape Race et Trepassey pourraient donc être frappés par des «marées de tempête».

Ce système se déplace très rapidement, selon le météorologue Chris Fogarty. Les précipitations pourraient être de courte durée, mais intenses sur la péninsule d'Avalon tôt dimanche matin. Il pourrait tomber jusqu'à 75 millimètres de pluie en deux ou trois heures, ce qui pourrait provoquer des inondations.

L'ouragan Gonzalo, qui frappait les Bermudes vendredi soir avec des vents de 175 km/h, pourrait causer de fortes pluies dimanche matin sur le sud-est de l'île de Terre-Neuve.

Dans ses plus récentes prévisions, le Centre canadien estime à 40 pour cent le risque que la tempête touche terre à l'île de Terre-Neuve. Mais un autre système, un front froid indépendant de l'ouragan Gonzalo, pourrait de toute façon donner de fortes précipitations dimanche.

Selon M. Fogarty, le secteur où est ancrée la plateforme de forage pétrolier Hibernia, à 315 km au sud-est de Saint-Jean, pourrait être secoué par des vents de 155 à 175 km/h, et des vagues atteignant de 12 à 15 mètres sont prévues dans les Grands Bancs de Terre-Neuve.

«Nous nous coordonnons étroitement avec le secteur pétrolier marin. Nous leur avons parlé des détails des vents extrêmes qu'il y aura là-bas», a indiqué Chris Fogarty, durant une conférence de presse vendredi.

La porte-parole d'Hibernia, Margot Bruce O'Connell a pour sa part affirmé qu'elle ne croit pas que les conditions toucheront la production. Elle a ajouté que la compagnie prenait les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du personnel.

Mais alors qu'Hibernia est une structure gravitaire en béton, qui repose sur le fond de l'océan, Terra Nova et SeaRose sont des navires de production, de stockage et de déchargement flottants. Bien que le personnel soit préparé à faire face à des conditions météorologiques féroces, un représentant syndical d'Unifor qui a passé dix ans sur le Terra Nova se souvient avoir été secoué durant des tempêtes.

«C'est très inconfortable, s'est souvenu Brian Murphy. Alors qu'Hibernia est une structure gravitaire, qui est comme une île stable, les bateaux de production bougent au gré des vagues.»

Le personnel a-t-il le mal de mer durant des tempêtes? «Oh oui!», s'est exclamé M. Murphy, avant d'ajouter que le personnel médical était prêt et que les tempêtes étaient prises très au sérieux.

Le Centre canadien de prévision des ouragans a prévenu que la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse pourrait aussi connaître de fortes houles dimanche.

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