Résidences pour aînés: des évacuations difficiles

Après en avoir été exemptée par la ville pendant de nombreuses années, la... (Photo archives La Presse)

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Louise Leduc
La Presse

Après en avoir été exemptée par la ville pendant de nombreuses années, la résidence Grande-Côte, à Saint-Eustache, qui héberge 21 personnes souffrant d'Alzheimer ou d'autres troubles cognitifs, s'est livrée en décembre à un exercice d'évacuation. Combien de temps a-t-il fallu pour faire sortir tout le monde? Douze minutes. Une minute de trop, aux yeux du code de prévention des incendies.

C'est Annie Desrosiers, la directrice de l'endroit, qui le dit, exposant du même souffle les difficultés liées à l'évacuation de personnes malades, qui n'en sont que plus vulnérables.

Comme dans plusieurs résidences du genre, il n'y a la nuit sur place qu'un seul préposé aux bénéficiaires. C'est dans ces conditions, avec une seule personne sur les lieux, que l'exercice de décembre a été réalisé.

Suivant de près les développements de la tragédie à L'Isle-Verte, Mme Desrosiers se félicite d'avoir fait installer des gicleurs partout dans sa résidence, y compris sur les balcons. «Ça nous a coûté plus de 35 000$. On trouvait ça cher, mais la tragédie de L'Isle-Verte démontre combien c'est important.»

Priorités

Dans la vraie vie, le préposé aux bénéficiaires qui aurait à jouer les héros ne serait plus très en forme, au bout de 12 minutes. Qui sait, il serait peut-être même déjà mort. Ou «il se serait enfui. Et qui pourrait le lui reprocher?», demande Mélanie Monette, conseillère en mesures d'urgence à la firme Consultants Mémo, qui aide des résidences et des CHSLD à rendre leurs établissements sécuritaires.

Dans leurs formations, les préposés aux bénéficiaires apprennent certes l'a b c des évacuations, poursuit Mme Monette, mais ils sont aussi mis au fait des priorités.

«On doit d'abord porter secours aux personnes les plus immédiatement en danger. Ensuite, on aide les personnes capables de marcher, suivies des personnes qui ont besoin d'assistance. Les dernières personnes à être secourues sont celles qui sont alitées», explique Mme Monette.

Ceci étant dit, signale-t-elle, si des plans d'évacuation sont exigés partout, «qui vérifie qu'ils existent vraiment? Et quelles sont les amendes si on n'en fait pas?».




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