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Idle No More: les manifestations ont coûté 180 000$ à la GRC

Idle No More serait encore bel et bien... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Idle No More serait encore bel et bien vivant, même si l'attention publique pour le mouvement n'atteint plus le pic du début de l'année, selon la porte-parole du mouvement au Québec.

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Les manifestations en lien avec Idle No More ont coûté près de 180 000$ à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), une somme négligeable, selon le mouvement de contestation autochtone, mais fort insuffisante, de l'avis de l'un de ses plus grands détracteurs.

Idle No More s'oppose aux politiques du gouvernement Harper en matière d'affaires autochtones. Des manifestations ont eu lieu partout au pays depuis la fin de l'année 2012.

Pour les heures supplémentaires seulement, la GRC a accusé des dépenses de près de 62 000$, sans compter les 27 heures que les employés de la division québécoise de l'organisation policière ont récupérées en congés.

Des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information indiquent qu'au total, 176 500$ ont été versés en salaires et en compensation aux agents de la GRC. Un total de 47 heures supplémentaires, dont certains coûts n'ont pas été divulgués, sont également recensées.

Les divisions du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse -où Micmacs et Malécites ont organisé des manifestations et bloqué le passage à des trains, notamment- ont déboursé 40 300$ et 20 400$, respectivement, pour le paiement d'heures supplémentaires. À noter, la demande d'accès à l'information ne tient pas compte des frais encourus par les services de police provinciaux ou municipaux, comme la Sûreté du Québec ou le Service de police de la Ville de Montréal dans la province québécoise.

Réactions opposées

«C'est peu cher payé pour commencer à faire changer les relations entre les Autochtones et non-Autochtones», estime Mélissa Mollen-Depuis, porte-parole du mouvement au Québec. Elle ajoute qu'Idle No More est encore bel et bien vivant, même si l'attention publique pour le mouvement n'atteint plus le pic du début de l'année, quand la chef d'Attawapiskat, Theresa Spence, menait une grève de la faim. Mélissa Mollen-Dupuis dit faire davantage «d'éducation», par le biais de conférences ou par la participation à des événements publics. «On va faire sauter le mur de verre qui nous sépare des Québécois depuis tellement longtemps», promet celle qui perçoit dans les commentaires de la population un intérêt renouvelé pour les causes autochtones.

Reste que les dépenses irritent les détracteurs du mouvement, dont le porte-étendard non officiel est Ezra Levant, un chroniqueur albertain connu pour ses remarques acerbes envers les protestataires d'Idle No More, tantôt en train d'aller à l'encontre de la loi sur le terrorisme, tantôt en train de faire du sabotage et de mener des actions violentes, à son avis. «C'est extrêmement peu», dit-il à propos des sommes dépensées. «Je pense que les policiers minimisent les menaces de sécurité. Les blocages sur les chemins de fer ont eu des impacts de plusieurs millions de dollars», s'insurge-t-il. Ezra Levant ajoute que les manifestations ont renouvelé son intérêt pour les Premières Nations, mais que le mouvement Idle No More n'a pas soulevé «les bonnes questions» que sont la Loi sur les Indiens et la mauvaise gestion financière dans certaines communautés.

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