Jacqueline Lessard, engagée auprès des orphelins haïtiens, est décédée

Jacqueline Lessard tenant sur elle le petit Jonas.... (Photo Martin Chamberland, Archives La Presse)

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Jacqueline Lessard tenant sur elle le petit Jonas.

Photo Martin Chamberland, Archives La Presse

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(MONTRÉAL) La missionnaire Jacqueline Lessard est partie en paix, en fin d'après-midi vendredi. Celle que le Québec a connue pour son implication auprès des enfants haïtiens a porté ses « ti-mouns » dans son coeur jusqu'à son dernier soupir.

« Même quand elle avait de la difficulté à se tenir debout, elle nous disait qu'elle voulait embarquer sur un bateau et retourner là-bas (à Haïti) », raconte l'un des sept enfants de l'octogénaire, Gervais Savinsky. Ils ont été trois générations - enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants - à accompagner la battante dans sa lutte contre un cancer de l'intestin déclaré en novembre dernier. Jour et nuit, ils se sont relayés à son chevet. 

« On était tous là avant qu'elle parte », souligne Gervais Savinsky. « On a chanté "Prendre un enfant par la main". C'était spécial. Elle est partie en paix, à 17 h 20 vendredi.»

La dame au grand coeur s'est éteinte au centre de soins palliatifs Le Jardin des Mésanges, à Alma. Elle avait 87 ans. 

En héritage, elle laisse « son grand rêve » : l'orphelinat-école Espoir d'enfants, reconstruit à Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince, après le séisme qui a dévasté Haïti en 2010. Une fondation porte également son nom. Après des conflits opposant l'organisation à son partenaire haïtien, l'orphelinat a finalement pu accueillir près de 60 « ti-mouns », que Jacqueline Lessard a chéris comme s'ils étaient les siens. 

« Elle avait eu un coup de coeur pour Haïti. C'était son projet là-bas. Ça pousse encore, ça va rester. C'est entre bonnes mains maintenant », assure Gervais Savinsky. 

« J'ai eu la chance d'accueillir les premiers enfants dans nos nouveaux locaux. J'ai une équipe en qui j'ai confiance et l'avenir est positif puisque j'ai vu de mes yeux que mon oeuvre se poursuit », avait d'ailleurs écrit Jacqueline Lessard quand on lui a diagnostiqué un cancer. « Les enfants démunis bénéficient du don merveilleux qu'ont fait les Québécois. Si la santé me le permet, je compte retourner auprès de mes petits », avait-elle noté à la main, en référence aux nombreux dons que les Québécois ont versés pour son projet au lendemain du tremblement de terre. 

Après un cancer de l'estomac et le décès de son mari, en 1988, Jacqueline Lessard a commencé à travailler auprès des handicapés. Elle a eu le « coup de foudre » pour Haïti en 1994, lit-on sur le site Web de sa fondation. Avec le Père Jean Bruny, il lui est arrivé d'y préparer « jusqu'à 1000 repas par jour » pour les enfants défavorisés. « Ici à Alma, dès qu'il y avait un décès, elle préparait de la nourriture, des tourtières pour les familles endeuillées », se rappelle son fils en riant. « Ce n'était pas une sainte, mais disons qu'elle avait toute une tête de cochon! »

Ses funérailles auront lieu le samedi 24 août à l'église de Lamarche.

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