Pipeline Ontario-Montréal: Enbridge dépose sa demande

Dans sa demande, Enbridge précise qu'elle utilisera l'oléoduc... (Photo Shane Bevel, archives Bloomberg News)

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Dans sa demande, Enbridge précise qu'elle utilisera l'oléoduc - la ligne 9B - pour transporter du pétrole léger au Québec. L'oléoduc servira aussi au transport du bitume dérivé des sables bitumineux albertains.

Photo Shane Bevel, archives Bloomberg News

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(Ottawa) La société Enbridge a officiellement demandé hier à l'Office national de l'énergie la permission d'inverser le flux de son pipeline entre l'Ontario et Montréal, un projet qui permettra d'acheminer du pétrole de l'Alberta jusqu'aux raffineries québécoises.

L'entreprise albertaine avait signalé ses intentions à l'organisme fédéral plus tôt cet automne. Cette nouvelle requête, assortie d'une étude d'impacts environnementaux et socio-économiques, confirme son intention de mettre en oeuvre le projet de 100 millions de dollars.

Consultation publique

Dans sa demande, Enbridge précise qu'elle utilisera l'oléoduc - la ligne 9B - pour transporter du pétrole léger au Québec. L'oléoduc servira aussi au transport du bitume dérivé des sables bitumineux albertains. Le conduit sert actuellement à acheminer du brut de Montréal aux raffineries ontariennes.

Le projet sera soumis à une consultation publique organisée par l'Office national de l'énergie. Enbridge espère que cette étape aura lieu l'an prochain.

Il y a deux semaines, le gouvernement Marois a indiqué son intention de tenir sa propre consultation dans ce dossier. La première ministre a fait cette annonce après que son ministre de l'Environnement, Daniel Breton, se fut opposé au projet. Le dépôt d'hier est survenu le jour même de la démission de M. Breton.

Le porte-parole d'Enbridge, Graham White, indique qu'il s'agit d'une «totale coïncidence». «Cette date est planifiée depuis un certain temps», a-t-il dit.

Enbridge dit s'entretenir «quotidiennement» avec les autorités provinciales, mais elle n'est pas en mesure de dire si elle participera à la consultation provinciale promise par Mme Marois.

«Nous devons attendre de voir à quoi elle ressemblera, a indiqué le porte-parole d'Enbridge, Graham White. En ce moment, il n'y a simplement pas assez d'information.»

L'annonce d'hier a été accueillie avec déception par les groupes écologistes, qui s'opposent à l'exploitation à grande échelle des sables bitumineux. Greenpeace a pressé Québec d'instituer au plus vite sa propre consultation publique pour faire la lumière sur les impacts environnementaux de l'industrie pétrolière.

«Il faut être certain qu'on regarde les vrais risques environnementaux et que les Québécois comprennent quels sont les enjeux liés aux sables bitumineux, leurs impacts potentiels pour la planète et pour le Québec», a résumé le porte-parole de l'organisme, Patrick Bonin.

Jusqu'au Nouveau-Brunswick?

Enbridge confirme par ailleurs son intérêt pour un nouveau pipeline vers le Nouveau-Brunswick afin d'alimenter la raffinerie de Saint-Jean, la plus grande du Canada. Le projet permettrait aussi d'exporter du pétrole canadien, a indiqué au National Post le grand patron de la société, Al Monaco.

Ce nouvel oléoduc devrait logiquement traverser le Québec, mais Enbridge a précisé hier que le projet n'en est qu'à une étape préliminaire.

«À ce stade-ci, nous ne planifions aucun projet à cet égard, a indiqué Graham White. C'est seulement une possibilité et nous explorons régulièrement des possibilités semblables pour répondre aux besoins de nos clients.»

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