Chantiers de construction: des constats d'infraction se multiplient

Dossiers >

Crise dans la construction

Actualité

Crise dans la construction

Allégations de collusion entre les entrepreneurs en construction, liens avec le crime organisé, intimidation sur les chantiers: consultez notre dossier sur la crise dans la construction et la commission Charbonneau. »

La Commission de la construction du Québec (CCQ)... (PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO DE FRANÇOIS ROY, archives LA PRESSE)

Agrandir

La Commission de la construction du Québec (CCQ) a reçu 406 plaintes au sujet de «ralentissements de travail» survenus en octobre dans 304 chantiers. Ci-dessus, quelques-uns de la quarantaine de travailleurs qui ont bloqué pacifiquement l'accès aux bureaux de la CCQ.

PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO DE FRANÇOIS ROY, archives LA PRESSE

Tommy Chouinard
La Presse

(Québec) Une centaine de constats d'infraction ont été dressés jusqu'à maintenant contre des travailleurs de la construction pour avoir perturbé des chantiers en octobre. Ces syndiqués de la FTQ-Construction et du Conseil provincial des métiers de la construction (International) protestaient contre la loi abolissant le placement syndical.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait déjà signifié 71 constats d'infraction en date d'hier. Il s'apprêtait à en envoyer 41 autres, autorisés par un procureur. Et le travail n'est pas terminé. La Commission de la construction du Québec (CCQ) a recommandé au DPCP de mener des poursuites dans un total de 204 dossiers.

La CCQ a reçu 406 plaintes au sujet de «ralentissements de travail» survenus en octobre dans 304 chantiers. Celui du CUSM avait été perturbé le 24 octobre. Des représentants syndicaux avaient demandé aux travailleurs de quitter le chantier. Huit constats d'infraction ont été donnés dans ce dossier. Les accusés sont passibles d'une amende minimale de 7099$. La peine maximale s'élève à 72 982$ en vertu de la loi. Les sanctions sont plus sévères quand il s'agit d'un représentant syndical.

Le débrayage survenu au chantier minier de Cliffs au lac Bloom, près de Fermont, est l'événement qui a entraîné le plus grand nombre de constats d'infraction jusqu'à maintenant, soit 20. Seuls des travailleurs sont visés dans ce dossier pour le moment. Ils sont passibles d'une amende minimale allant de 51$ à 204$ selon les cas.

Trois représentants syndicaux liés à des débrayages de deux jours à Sherbrooke sont passibles des peines minimales les plus importantes, 14 198$ chacun. La loi prévoit une amende maximale de 145 964$.

La FTQ-Construction se porte à la défense de ses membres. «On va contester tous les tickets!», a lancé son directeur général, Yves Ouellet. Il accuse la CCQ de donner la priorité aux enquêtes liées aux débrayages d'octobre et de négliger les plaintes déposées par ses membres.

Le placement syndical sera aboli d'ici à décembre, en vertu de la loi 33 adoptée à l'unanimité à la fin de l'année dernière. La CCQ gérera un nouveau système de référence. Un comité de transition a le mandat de faire des recommandations à la ministre du Travail, Lise Thériault, sur les modalités du nouveau système. La FTQ-Construction et l'International boycottent les travaux du comité.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer