Une saison des sucres hâtive

Grâce à un printemps si frais que du... (Photo: Martin Tremblay, Archives La Presse)

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Grâce à un printemps si frais que du sirop a été produit en mai, la récolte de l'an dernier a été généreuse, avec 101, 9 millions de livres produites.

Photo: Martin Tremblay, Archives La Presse

Marie Allard
La Presse

(Ormstown) La saison des sucres est lancée dans le sud du Québec. «Ici, ça a commencé à couler le 20 février», a dit Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), rencontré à sa cabane à sucre familiale d'Ormstown.

«Une année sur trois, on fait du sirop en février, a indiqué M. Beaulieu, tout en faisant bouillir la récolte de sève de samedi dernier. Ce qui est exceptionnel cette année, c'est que le sirop a tout de suite eu un bon goût et une belle couleur. Parfois, en commençant, il a de petits défauts, comme un goût de bois.»

Seule dame nature peut prédire si la saison sera bonne. Mais on sait déjà que le peu de neige au sol n'aidera pas à garder les arbres au travail, si le mercure grimpe trop. «Avec -3 °C la nuit et 7 °C le jour, on a une coulée idéale, a expliqué M. Beaulieu. S'il y a six jours sans gel, par contre, c'est mortel pour une érablière.»

Une hausse de 3% du prix payé aux producteurs de sirop, équivalant à l'augmentation de l'indice des prix à la consommation, est annoncée cette année. «Ça fait 12 cents de plus par conserve», a calculé M. Beaulieu. La classique boîte de sirop d'érable de 540 ml s'est vendue 8,22$ en moyenne à l'épicerie en 2011, selon Simon Trépanier, directeur adjoint de la FPAQ. C'est 10 cents de moins qu'en 2010.

Réserve abondante

Grâce à un printemps si frais que du sirop a été produit en mai, la récolte de l'an dernier a été généreuse, avec 101, 9 millions de livres produites. Soit l'équivalent de 64 millions de boîtes de conserve! Cela a permis aux producteurs de faire grossir leur réserve stratégique de sirop, qui compte maintenant 36,5 millions de livres, dont 42% sont certifiées biologiques, selon l'Institut international de l'érable.

«Ça représente 120 millions de dollars, que les producteurs n'ont pas touchés», a dit M. Beaulieu. Loin d'être une perte pour eux, ce sirop entreposé permet de soutenir les prix, en garantissant l'approvisionnement des marchés. «On s'est aperçus que, quand on baissait les prix, les consommateurs n'achetaient pas plus, a affirmé le producteur. Il vaut mieux avoir un prix stable.»

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