Un Québécois sur 10 saoul au volant

Lorsqu'ils prennent le volant en état d'ébriété, 85 %... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Lorsqu'ils prennent le volant en état d'ébriété, 85 % des Québécois craignent d'avoir un accident et 60 % ont peur d'être arrêtés par la police.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

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Plus d'un Québécois sur 10 prend le volant après avoir consommé deux verres d'alcool en moins d'une heure, selon un sondage Léger Marketing réalisé pour la SAAQ, que La Presse a obtenu grâce à la Loi sur l'accès à l'information. Cela signifie que, en moyenne, 12% des Québécois conduisent après avoir dépassé la limite légale permise. Lorsqu'ils prennent le volant en état d'ébriété, 85% des répondants craignent d'avoir un accident et 60%, d'être arrêtés par la police.

Les interventions des proches sont rares, mais elles portent souvent leurs fruits. Seulement un conducteur saoul sur cinq s'est fait conseiller de ne pas prendre le volant, mais ceux qui ont reçu un tel conseil l'ont suivi dans 80% des cas.

Le problème est apparemment que les conducteurs saouls boivent seuls ou, du moins, pas avec des amis. Le sondage, réalisé l'été dernier pour la troisième année d'affilée, constate qu'un Québécois sur trois a été en contact avec un conducteur ivre dans la dernière année. Cette constatation mène généralement (trois fois sur quatre) à une intervention pour le convaincre de ne pas conduire. De deux choses l'une : soit les automobilistes en état d'ébriété prennent le volant sans que personne s'en rende compte (par exemple en sortant d'un bar où ils discutaient avec des étrangers), soit les Québécois surestiment leur conscience sociale et interviennent moins souvent qu'ils ne le disent.

Les conducteurs désignés sont généralement fiables : neuf fois sur 10, ils ont consommé un verre d'alcool ou moins dans les deux heures précédant le départ. Ils gagnent à être désignés à l'avance: seulement le quart d'entre eux se sont portés volontaires après avoir commencé à boire. Moins d'un Québécois sur 10 est monté en voiture avec un automobiliste qui avait visiblement trop bu, une proportion qui double chez les 16-24 ans.

Toutes proportions gardées, la drogue pose davantage problème que l'alcool. Le quart des usagers de cannabis, de cocaïne ou d'amphétamines conduisent sous l'effet de la drogue, presque deux fois plus que la proportion des personnes qui boivent de l'alcool. Au total, 2% des Québécois avouent avoir conduit après avoir fumé du cannabis dans les deux heures précédant le départ.

Avec la collaboration de William Leclerc. 

Sondage

Proportion des Québécois qui prennent le volant après avoir pris au moins deux consommations dans l'heure précédant le départ*:

2006: 10%

2007: 14%

2008: 12%

* En moyenne, une personne aura atteint ou dépassé la limite légale du taux d'alccol dans le sang après deux consommations en moins d'une heure.

Proportion des Québécois qui prennent le volant après avoir pris au moins cinq consommations*:

2006: 2%

2007: 4%

2008: 3%

*Ce seuil correspond à une consommation excessive d'alcool. Toutefois, le taux d'alcool dans le sang dépend de plusieurs facteurs, comme le temps écoulé entre les consommations.

Le chauffard-type

Homme

Célibataire

Revenu familial de plus de 80 000$

Est allé 10 fois ou plus dans des bars ou des restaurants au cours de la dernière année et y a consommé de l'alcool.

A déjà été interpellé dans un barrage routier ou connaît quelqu'un qui l'a été.

A consommé au moins une fois dans la dernière année du cannabis, de la cocaïne ou des amphétamines.

Source: SAAQ

 




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