Extrémisme: Labeaume et Coderre d'accord sur l'objectif, pas sur les moyens

Mercredi après-midi, Régis Labeaume partageait la même tribune que... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

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Mercredi après-midi, Régis Labeaume partageait la même tribune que Denis Coderre pour l'inauguration d'une oeuvre d'art public offerte par la Ville de Québec afin de souligner le 375e anniversaire de Montréal.

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Denis Coderre et Régis Labeaume ne sont pas sur la même longueur d'onde quant à l'obligation de circuler à visage découvert dans l'espace public, mais les deux maires s'entendent sur un objectif : assurer la paix sociale.

«On a chacun nos réalités. Ce qui est important, c'est que nous, on a toujours parlé du vivre-ensemble. [...] Ce qui est important, c'est qu'on fasse des débats transparents. Que les gens puissent donner leur point de vue, c'est légitime», a indiqué Denis Coderre avant d'ajouter : «Cette magnifique diversité que constitue Montréal est une plus-value.»

Le maire de Montréal réagissait ainsi aux propos de son homologue de Québec prononcés quelques heures plus tôt. Le maire Labeaume avait alors critiqué «le discours bien pensant» des autorités gouvernementales qui ne prennent pas le temps d'expliquer à la population leurs intentions en matière d'immigration, contribuant ainsi à la montée de l'extrême droite.

En après-midi, M. Labeaume partageait la même tribune que M. Coderre pour l'inauguration d'une oeuvre d'art public offerte par la Ville de Québec afin de souligner le 375e anniversaire de Montréal. En marge de l'événement officiel, M. Labeaume n'a pas souhaité s'étendre sur sa sortie du matin qui avait soulevé des réactions irritées, notamment sur la colline Parlementaire. Après un bref commentaire aux journalistes, aux côtés de Denis Coderre, il a regardé sa montre, a indiqué qu'il devait «reprendre la 20» et a tourné les talons.

«Émettre une opinion, c'est accepter de respecter celle des autres. Alors je suis là, mais honnêtement, j'ai tout dit ce que j'avais à dire [hier] matin. Donc, je n'en ajouterai pas.»

Lundi, le maire de Québec avait proposé d'interdire tout visage voilé ou masqué dans les lieux publics. Il déclarait qu'il était pertinent de soulever cette question qu'on ne pouvait assimiler à du racisme. Mercredi, il est tombé à bras raccourcis sur les politiciens qui évitent «les sujets tabous», entretiennent le flou et regardent la population de haut alors que le Québec vit une arrivée massive d'Haïtiens fuyant les États-Unis.

Pas de discorde, dit Coderre

Denis Coderre a indiqué aux journalistes qu'une divergence d'opinions entre lui et M. Labeaume ne devait pas être interprétée comme une discorde entre Montréal et Québec. Il a toutefois tenu à rappeler qu'il s'était «battu contre la Charte des valeurs » et que Montréal avait «toujours grandi avec sa diversité». «Quand on mise sur la peur, la division et le "pas-dans-ma-cour", ça crée des problèmes.»

Denis Coderre a toutefois précisé qu'il était lui-même préoccupé par «toute forme d'extrémisme», qui oblige les politiciens à agir et pas seulement à parler. «Il faut toujours être inquiet de l'extrême droite, il faut toujours être inquiet des extrêmes. La démocratie, c'est fragile», a-t-il dit.




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