Entente de principe: des hausses de 16 % sur 7 ans pour les policiers

Les hausses annuelles proposées aux policiers de Montréal... (Photo PATRICK SANFAÇON, Archives LA PRESSE)

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Les hausses annuelles proposées aux policiers de Montréal se rapprochent de celles obtenues par ceux de la Sûreté du Québec, qui ont reçu des hausses de 17,5 % sur 7 ans dans leur entente récemment conclue avec le gouvernement.

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Les policiers de Montréal recevront des hausses salariales légèrement inférieures à celles accordées à leurs collègues de la Sûreté du Québec, a appris La Presse. L'entente de principe prévoit aussi un recours accru aux cadets pour la gestion de la circulation.

Les agents montréalais ont commencé à voter jeudi - vote qui s'étendra jusqu'au 10 août - sur l'entente de principe survenue au début de l'été entre la Ville de Montréal et la Fraternité. Les deux parties ont refusé de dévoiler le contenu de l'entente, mais les informations ayant commencé à circuler évoquent des hausses annuelles variant de 2 % à 2,25 %. Au bout de 7 ans, les policiers verront ainsi leur salaire augmenter d'environ 16 %.

Ces offres se rapprochent de celles obtenues par les policiers de la Sûreté du Québec, qui ont reçu des hausses de 17,5 % sur 7 ans dans leur entente récemment conclue avec le gouvernement.

Ces offres ressemblent également à celles faites aux cols blancs, qui ont réglé leur convention en 2016 avec Montréal. La Ville a octroyé des hausses de 2 % à 2,5 % à ses 8000 cols blancs, sur 7 ans également.

Un régime de retraite près de la parité

Demande importante de la Ville, le partage du coût du régime de retraite des policiers de Montréal se rapprochera de la parité. Cela représentera un important changement par rapport à la situation en vigueur jusqu'à présent puisque les policiers payent présentement seulement le quart de la facture tandis que la ville couvrait les trois quarts restants.

Durant les négociations, la Fraternité avait évalué à de 4000 $ à 5000 $ l'impact de ce changement sur le salaire annuel des agents. Ils s'opposaient à un changement en soulignant que leur régime était en santé financière, n'étant pas déficitaire, contrairement à plusieurs autres.

Le calcul des prestations de retraite sera modifié. Cela ne se fera plus en fonction du grade atteint avant de partir à la retraite, mais plutôt des contributions faites. Cela permettrait d'éviter que des agents décident de monter en grade en fin de carrière simplement pour augmenter leurs prestations.

Les rentes de retraite seront augmentées de 1,7 % à 4 % selon l'indexation du coût de la vie.

Autre modification importante, les policiers ayant moins de 25 ans d'ancienneté ne pourront plus accumuler du temps pour devancer leur départ à la retraite. Ces heures accumulées seront remboursées. Les agents avec 25 ans et plus pourront conserver leur banque.

GESTION DE LA CIRCULATION

L'entente de principe propose également un compromis dans l'épineux dossier des heures supplémentaires. On compte ainsi recourir davantage aux cadets pour assurer la gestion de la circulation, un travail présentement effectué par des agents en heures supplémentaires, en vertu de leur convention collective.

Avec la multiplication des chantiers, cette pratique avait contribué à faire exploser la facture de la Ville. Afin de réduire ses frais, Montréal avait dit vouloir chercher des solutions, comme des agents civils ou des firmes de sécurité privée. Les signaleurs routiers s'étaient également dits intéressés par ce rôle. Le SPVM s'est toujours montré réticent, estimant que plusieurs situations requéraient d'utiliser des pouvoirs dont seuls les policiers disposent.

Le contrat de travail proposé est sur sept ans. Il couvrira donc du 1er janvier 2015 à 2021.

Si les policiers montréalais acceptent cette entente, ils marqueront la fin d'un long conflit de travail durant lequel ils auront maintes fois retenu l'attention avec leurs uniformes. Malgré tout, le gouvernement entend imposer le port de l'uniforme habituel aux agents.

Il ne reste que deux groupes avec lesquels la Ville de Montréal doit encore s'entendre, soit le Syndicat des professionnels municipaux et l'Association des contremaîtres.




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