Les cônes nuisent aux parcomètres à Montréal

« Avec les cônes, indéniablement, ça rend la vie... (Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse)

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« Avec les cônes, indéniablement, ça rend la vie difficile aux automobilistes. Il y a moins d'espaces de stationnement, moins de facilité de circulation », dit Charles Auger, directeur général de Stationnement de Montréal.

Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse

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La prolifération des cônes nuit aux parcomètres de la métropole. Stationnement de Montréal rapporte une baisse des revenus des espaces de stationnement sur rue en raison de la multiplication des chantiers dans l'île.

« Avec les cônes, indéniablement, ça rend la vie difficile aux automobilistes. Il y a moins d'espaces de stationnement, moins de facilité de circulation », résume Charles Auger, directeur général de Stationnement de Montréal.

L'organisation qui gère les parcomètres de la métropole a déposé hier son rapport annuel 2016. Les revenus tirés des « espaces sur rue tarifés » se sont établis à 61,6 millions, en baisse de 1,3 million par rapport à 2015.

Les difficultés risquent de se poursuivre alors que Montréal prévoit continuer à augmenter la cadence dans les chantiers jusqu'en 2024. Sans oublier les nombreux événements se déroulant en 2017 au centre-ville dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de la métropole. La tenue à la fin de juillet de deux courses de Formule E entraînera la fermeture de plusieurs rues et des interdictions de stationnement dans ce secteur où sont concentrées de nombreuses bornes.

AUTOPARCS PLUS RENTABLES

Malgré cette baisse des revenus aux parcomètres, Stationnement de Montréal a tout de même versé, en 2016, 53,4 millions à la Ville de Montréal en redevances, soit légèrement plus que l'année précédente.

C'est que, à l'abri des chantiers, les autoparcs (stationnements hors rue) ont leurs revenus augmenter en 2016. Stationnement de Montréal explique avoir augmenté le coût des permis et avoir étendu les plages horaires durant lesquelles les automobilistes doivent payer, le soir et la nuit.

LA MONNAIE DE MOINS EN MOINS UTILISÉE

Le rapport annuel permet de constater que la monnaie est de moins en moins utilisée par les automobilistes pour payer leur espace de stationnement, les pièces n'étant utilisées que pour environ le quart des transactions.

La moitié des paiements sont désormais effectuées grâce à l'application mobile de Stationnement de Montréal (le reste est fait avec des cartes de crédit). « Payer avec un iPhone ou un téléphone Android, c'est plus plaisant que payer à la borne quand il fait froid », résume Charles Auger.

Stationnement de Montréal estime également que ce virage numérique permettra de prolonger la durée de vie des bornes, installées il y a déjà plus de 10 ans. Moins sollicitées, celles-ci ont en effet besoin de moins d'entretien.

Il n'est toutefois pas question pour le moment de cesser d'accepter les paiements avec de la monnaie.

TRANSITION SIMPLE

Par ailleurs, Stationnement de Montréal se prépare à la création d'un nouvel organisme municipal qui prendra en charge la gestion des parcomètres. Le maire Denis Coderre souhaite depuis longtemps rapatrier cette responsabilité qui relève de la Chambre de commerce depuis 1995.

Cette nouvelle entité pourrait voir le jour d'ici la fin de 2017 ou au début de 2018. La transition devrait bien s'effectuer, Stationnement de Montréal ayant remboursé l'ensemble de ses dettes en 2016. « Ça ne devrait pas être très complexe de faire la transition de l'un à l'autre », estime Charles Auger.

REVENUS DES AUTOPARCS

2011 : 4,4 MILLIONS

2012 : 4,2 MILLIONS

2013 : 4,5 MILLIONS

2014 : 4,6 MILLIONS

2015 : 5,4 MILLIONS

2016 : 6,2 MILLIONS

Source : Stationnement de Montréal




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