Montréal vu par...

Michael D. Sopko

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Né à Montréal en 1939 de parents immigrants slovaques. Détenteur d'un doctorat en génie métallurgique de l'Université McGill, il deviendra en 1992 le premier président canadien du géant mondial du nickel Inco.

Votre premier ou votre plus beau souvenir de Montréal ?

De ma naissance jusqu'à l'âge de 7 ans, j'ai habité au 1661 de la rue Grubert. Elle n'existe plus maintenant. Elle a été détruite pour faire place aux Habitations Jeanne-Mance. Nous habitions juste à côté d'une écurie. À l'époque, quand ils enlevaient la neige des rues en hiver, ils utilisaient des voitures tirées pas des chevaux. Les chevaux logeaient à l'adresse voisine. Il fallait apprendre à vivre avec.

Que représente Montréal pour vous ?

Un grand attachement pour les gens. Particulièrement pour ces gens qui font progresser les choses. Mon père a travaillé dans une fonderie toute sa vie et ma mère, dans un atelier de confection, pour donner à mon frère et moi la chance de faire des études. Après ces sacrifices, vous partez en vous disant que vous leur devez beaucoup et que vous ne pouvez pas les décevoir. Nous avions beaucoup de soutien, de l'université, de l'Église, de tout le monde. Vous vous sentiez une obligation de ne pas les laisser tomber. J'ai quitté Montréal en 1964 et je me vois encore conduire jusqu'aux mines de Sudbury.

Quelle est la plus grande qualité et quel est le plus grand défaut de Montréal ?

Le soutien continu des diverses institutions basées à Montréal a joué un rôle très important dans les progrès qui ont été accomplis jusqu'à présent. Il y a une bonne compréhension des besoins de la communauté, et sans cette participation, il y aurait de graves revers.

Que souhaitez-vous à Montréal pour son 375e anniversaire ?

Je souhaite une étroite collaboration entre les diverses organisations. Elles doivent se parler. Elles doivent prendre en considération le point de vue des autres et établir un plan d'ensemble pour que tous progressent. Je leur souhaite le meilleur succès. Elles ont déjà fait du chemin, mais il reste beaucoup à faire.

- propos recueillis par Marc Tison




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