Montréal vu par...

Diane Brisebois

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La Presse

Présidente et chef de la direction du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD). Née à Ahuntsic, elle vit à Toronto depuis 1980. Mais Montréal, c'est encore la « maison » pour elle. « Ç'a toujours été difficile pour moi de me séparer de Montréal. »

Votre premier ou votre plus beau souvenir de Montréal ?

Quand ils ont ouvert le métro et Expo 67. J'étais toute jeune, je suis née en 1955, et c'était un moment vraiment spécial. En tant que jeune adolescente, avec mes frères, on comprenait que la ville était rendue internationale. On était tellement fiers ! On se promenait d'un bout à l'autre du métro et on disait aux touristes qu'on était de Montréal. Que c'était notre métro. C'était un moment très spécial quand mon père m'a donné mon passeport rouge pour l'Expo. Je l'ai encore, même son enveloppe protectrice de plastique. J'ai tout gardé. C'était un moment historique pour la ville. Je n'avais pas voyagé beaucoup, c'était la première fois que je sentais que j'étais exposée au monde. C'était électrique !

Que représente Montréal pour vous ?

C'est comme quand tu as le rhume et que ta mère te fait une bonne soupe poulet et nouilles. La soupe réchauffe l'estomac, et Montréal, ça me réchauffe le coeur. J'y reviens toujours. Je prends même mes vacances à Montréal. Pour moi, c'est exotique. C'est le coeur de ma vie, le coeur de ma famille.

Quelle est la plus grande qualité et quel est le plus grand défaut de Montréal ?

C'est une ville qui nous surprend continuellement, qui se réinvente, qui prend des risques. C'est une ville qu'on aime parce qu'elle n'est pas organisée. On tombe en amour avec son chaos qui la rend vibrante et enrichissante. C'est comme vivre dans le milieu d'un spectacle du Cirque du Soleil : on ne sait jamais à quoi s'attendre. Les gens aiment leur ville, ils sont chaleureux, ils sont fiers, ils ne sont pas égoïstes.

Ce que j'aime moins en ce moment, c'est les travaux... Se promener, ça cause des maux de tête. Et puis, les Montréalais et les Québécois en général sont inconfortables avec la réussite financière personnelle, sauf en culture. Dans les affaires, ça soulève des doutes. Un Torontois m'a déjà demandé pourquoi Pauline Marois et son mari étaient critiqués au Québec pour leur confort financier. Je trouvais ça intéressant comme question. Ça commence à changer, mais je suis abasourdie par ce phénomène qu'on ne voit pas ailleurs au Canada.

Que souhaitez-vous pour Montréal pour son 375e anniversaire ?

Un succès sans pareil. Je veux que Montréal devienne vraiment la capitale européenne de l'Amérique du Nord. Que ce soit dans les arts, la technologie ou les affaires, que Montréal soit vue comme le centre nerveux du continent nord-américain. Pour que la ville continue à vivre des réussites et une croissance incroyable parce que c'est une ville spéciale.

- propos recueillis par Marie-Eve Fournier




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