Montréal vu par...

Yves Guillemot

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La Presse

Fondateur de la société française Ubisoft, en 1986. Instigateur de la création du bureau montréalais, en 1997, qui est rapidement devenu le plus gros et le plus important de l'entreprise. Et le fer de lance de l'industrie du jeu vidéo au Québec. Vit à Paris.

Quel est votre premier ou votre plus beau souvenir de Montréal ?

Montréal a été une découverte pour moi quand j'ai fait mon premier voyage en Amérique du Nord. J'avais acheté un billet aller simple pour New York. J'ai rencontré des gens, et nous avons fait de l'autostop. Nous avions l'intention de remonter la côte Est, mais sans destination précise, et le hasard des premières voitures qui se sont arrêtées nous a menés à Montréal. Ce que j'y ai découvert, ce sont des personnes très différentes de celles que je rencontrais à Paris, très ouvertes, très franches, très directes. Pour moi qui suis plutôt de la Bretagne, c'était comme à la maison. J'ai tout de suite eu une relation de sympathie pour la ville.

Que représente Montréal pour vous ?

Pour notre groupe, c'est le plus gros studio et c'est celui qui a créé plusieurs marques de renommée mondiale. C'est aussi là où nous avons réussi à faire travailler ensemble des Français et des Québécois, ce qui a généré une très belle mentalité qui permet d'en arriver à de grandes marques.

Quelle est la plus grande qualité et quel est le plus grand défaut de Montréal ?

La plus grande qualité, ce sont les gens très accueillants et ouverts, pas compliqués. Le défaut va presque avec, c'est une certaine humilité. Montréal est devenue une des villes les plus dynamiques en Amérique du Nord. Il y a la côte Ouest, bien sûr, mais après, avec ce qui se passe en intelligence artificielle et dans les start-up... Il faut être capable de mieux vendre cela. Il y a moyen d'aller montrer ces réalisations encore plus fortement.

Que souhaitez-vous à Montréal pour son 375e anniversaire ?

Que les écoles s'adaptent à cette croissance forte, qu'il y ait vraiment un accompagnement de cette croissance dans ces métiers où Montréal rentre. Ça veut dire, par exemple, d'aller 10 fois plus vite dans le développement d'ingénieurs. L'intelligence artificielle et l'apprentissage machine, ça va demander beaucoup de talent et de formation. Il faut une bonne collaboration entre les universités et les entreprises pour créer des talents à la vitesse à laquelle va le Québec.

- propos recueillis par Jean-François Codère




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