Vandalisme au centre-ville à l'occasion de la Fête des travailleurs

Des manifestants ont sillonné le centre-ville et laissé derrière... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND LA PRESSE)

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Des manifestants ont sillonné le centre-ville et laissé derrière eux quelques vitrines de commerces fracassées, des voitures vandalisées et des graffitis sur les murs.

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Quelques centaines de manifestants ont souligné la Journée des travailleurs, lundi soir, en marchant sous la pluie dans les rues de Montréal.

Deux groupes avaient mobilisé des militants. Ceux qui ont sillonné le centre-ville ont laissé derrière eux quelques vitrines de commerces fracassées, des voitures vandalisées et des graffitis sur les murs, tandis qu'un autre événement dans le quartier Côte-des-Neiges s'est déroulé dans le calme.

Le Service de police de la Ville de Montréal a arrêté un seul manifestant, qui sera accusé de méfait et d'agression armée sur un policier.

La première manifestation, organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), est partie du Carré Phillips, sur la rue Sainte-Catherine, vers 18h30.

Peu avant 19h, des manifestants masqués ont lancé des projectiles en direction des policiers de l'escouade anti-émeute de la Sûreté du Québec, qui étaient postés sur le boulevard René-Lévesque, devant la Place Ville-Marie. Les agents ont alors envoyé des gaz lacrymogènes dans la foule, qui s'est dispersée. 

Des jeunes incommodés par la fumée irritante se sont nettoyé dans les fontaines et ont retiré leurs vêtements contaminés.

Les marcheurs se sont ensuite regroupés sur la rue Sainte-Catherine, avant de rejoindre un autre groupe qui arrivait du métro Frontenac. 

Jusque vers 21h, les activistes ont marché selon un parcours improvisé, en scandant des slogans anti-capitalistes, sous forte escorte policière, en faisant rager les automobilistes. L'ardeur des manifestants s'est étiolée lorsque plusieurs dizaines d'entre eux se sont engouffrés dans le métro, à la station Place des Arts, en brisant des dizaines de lumières sur leur passage. 

Après un arrêt à la station Berri-UQAM, une quarantaine de militants se sont retrouvés à la station Bonaventure, où ils ont commis d'autres actes de vandalisme, avant de se disperser.

Le salaire minimum à 15$

Un autre rassemblement organisé par la Coalition du 1ermai, qui regroupait des organismes communautaires et plusieurs syndicats, se réunissait au même moment dans le quartier Côte-des-Neiges pour défendre les droits des travailleurs, mais aussi revendiquer l'augmentation du salaire minimum à 15 $.

Munis de leurs parapluies, puis de tambours et trompettes, les marcheurs ont parcouru le quartier calmement. Plusieurs d'entre eux ont fait valoir que la hausse de 50 cents du salaire minimum, qui est passé à 11,25 $ lundi, ne suffit pas pour que ces travailleurs vivent dignement.

Les représentants de certains partis politiques étaient présents à la manifestation, dont la députée de Québec solidaire Manon Massé et le candidat vedette du parti dans Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois. Le vice-président du Nouveau Parti démocratique, Hans Marotte, était également sur place.

-Avec la Presse canadienne

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