Netlift: des fonds publics pour le covoiturage à Brossard

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Marc-Antoine Ducas, président de Netlift

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La Ville de Brossard investira dans le transport social en mettant à la disposition de ses citoyens un budget de plus de 500 000 $ pour ceux qui participeront à un projet-pilote de covoiturage arrimé au transport collectif.

Le projet sera confié à la jeune entreprise québécoise Netlift, une plateforme qui fait déjà des jumelages entre automobilistes et passagers qui ont en commun un trajet et un horaire. « C'est une première mondiale. Il n'y a pas une ville dans le monde qui a réussi à utiliser des fonds publics, non pas pour payer un fournisseur de transport, mais permettre à un citoyen privé de mettre à la disposition de la collectivité un siège dans son véhicule et à un autre citoyen d'en profiter », s'est réjoui le président de Netlift Marc-Antoine Ducas, pour qui il s'agit d'une véritable illustration du concept d'économie de partage.

Cela n'a toutefois rien à voir avec le controversé service Uber, puisque les conducteurs qui font du covoiturage ne sont pas payés. Seules les dépenses liées à la voiture (essence, dépréciation de l'automobile et stationnement, par exemple) sont remboursées. Tout est calculé par un algorithme de Netlift, qui mesure le kilométrage parcouru, la consommation d'essence selon la marque de la voiture et le coût du stationnement, le cas échéant.

Comme pour le covoiturage entre voisins ou collègues de bureau, le coût est partagé et variable en fonction des besoins. La seule différence est que Brossard assumera une partie de la facture si le conducteur ou le passager est résidant de la municipalité et qu'il opte pour un service mensuel.

ENVIRON 20 $ PAR MOIS

En contrepartie, Netlift offre le jumelage, propose des routes qui sont synchronisées avec les transports en commun, vérifie le dossier de conduite des chauffeurs et sert de pivot pour les transactions. L'entreprise prélèvera environ 20 $ par mois par usager.

L'avantage pour Brossard est multiple, selon le maire Paul Leduc. La Ville n'a pas besoin d'investir dans des équipements de transports en commun, mais plutôt dans l'engagement citoyen. De plus, le projet-pilote devrait permettre de réduire l'impact sur la congestion causée par le chantier du nouveau pont Champlain ainsi que le projet de train de la Caisse de dépôt (REM).

La proposition sera soumise à l'approbation des élus lors de la séance du conseil municipal, ce soir. Le contrat d'une année avec Netlift (avec une possibilité de renouvellement pour deux années additionnelles) sera accordé de gré à gré ; un appel d'intérêts avait été lancé il y a quelques semaines. On estime que 1000 citoyens de Brossard pourraient ainsi se prévaloir du service mensuellement.




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