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Des élus de Montréal veulent interdire le chauffage au mazout

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Le mazout, qui est encore couramment utilisé pour le chauffage, est 1,4 fois plus polluant que le gaz naturel et 102 fois plus que l'hydroélectricité, selon les données de la Ville de Montréal.

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Après l'interdiction des sacs de plastique et des foyers au bois polluants, un groupe d'élus recommande à la Ville de Montréal d'envisager l'élimination du chauffage au mazout sur tout le territoire de la métropole, a appris La Presse.

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La Commission sur le développement durable de Montréal recommande d'exiger que toutes les nouvelles constructions prévoient une structure suffisamment solide pour aménager une toiture végétalisée.

Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse

La Commission sur le développement durable de Montréal a mené à l'hiver une consultation sur les mesures à prendre pour rendre les bâtiments montréalais plus verts. Le groupe d'élus présidé par la conseillère Elsie Lefebvre déposera ce soir son rapport, qui contient pas moins de 46 recommandations.

Parmi les principales propositions, on suggère de s'attaquer à l'une des plus importantes sources de gaz à effet de serre (GES), soit le mazout. Ce combustible encore couramment utilisé pour le chauffage est 1,4 fois plus polluant que le gaz naturel et 102 fois plus que l'hydroélectricité, selon les données de la métropole.

Le rapport recommande ainsi « d'évaluer l'opportunité d'éliminer les systèmes de chauffage au mazout sur le territoire de la Ville de Montréal ». Pour y arriver, ils suggèrent une offensive à deux volets : d'abord interdire l'installation de ces systèmes dans les nouveaux bâtiments, puis d'obtenir l'appui de Québec pour procéder à un retrait progressif des systèmes existants.

L'utilisation du chauffage au mazout connaît déjà une importante baisse depuis plusieurs années. En 1990, 520 000 ménages québécois utilisaient ce combustible ; ils seraient désormais 327 000, selon Ressources naturelles Canada. D'un ménage sur cinq, c'est désormais moins d'un sur dix qui utilise cette source d'énergie pour se chauffer. Dans son inventaire des GES publié en décembre, Montréal note que plus de la moitié (55 %) de la diminution de ses émissions provient de la baisse d'utilisation du mazout.

MISER SUR LES TOITURES VÉGÉTALISÉES

Parmi les autres recommandations, la Commission propose également de miser davantage sur les toitures végétalisées. Le rapport recommande d'exiger que toutes les nouvelles constructions prévoient une structure suffisamment solide pour aménager une telle toiture. Les élus proposent aussi que Montréal imite Toronto en imposant l'aménagement d'une toiture végétalisée sur tout projet de plus de 2000 m2 ou six étages de haut.

La Ville de Montréal devrait également donner l'exemple en aménageant elle-même des toitures végétalisées sur les nouveaux édifices qu'elle fait construire ainsi que sur tous ses bâtiments existants où cela est possible, estime ce groupe d'élus.

La Commission sur le développement durable de Montréal est l'une des plus actives à l'hôtel de ville. On lui doit notamment l'interdiction des sacs de plastique et des foyers au bois polluants.

55 %
Proportion de la diminution des émissions de Montréal qui provient de la baisse d'utilisation du mazout, selon l'inventaire des GES publié en décembre




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