La réponse de Montréal à la tempête critiquée

La circulation était au ralenti sur la rue... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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La circulation était au ralenti sur la rue Beaubien, à Montréal, mercredi matin.

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L'opposition à l'hôtel de ville de Montréal dénonce la faiblesse de la réponse de l'administration Coderre à la tempête de mardi, estimant que la métropole aurait dû déclencher le plan d'intervention en cas de tempêtes exceptionnelles. Le maire accuse au contraire le ministère des Transports de ne jamais avoir avisé la Ville que des gens étaient prisonniers de leur voiture sur l'autoroute 13.

Projet Montréal estime que les vents violents et les précipitations de plus de 30 cm de neige tombées en quelques heures avant l'heure de pointe du retour à la maison auraient dû pousser la Ville à déclencher le niveau 3 de son Plan d'intervention pour tempêtes exceptionnelles et activer son Centre de sécurité civile. Cette mesure aurait été d'autant plus nécessaire qu'on a seulement découvert que tard dans la nuit que des centaines de personnes sont restées coincées toute la nuit dans leur voiture sur l'autoroute 13.

«L'une des responsabilités du Centre [de sécurité civile] est de s'assurer que les gens ensevelis sous la neige soient rapidement secourus par des pompiers. Si le Centre avait activé le plan d'urgence, les gens pris sur l'autoroute 13 n'auraient pas eu à attendre jusqu'à 4h30 du matin avant d'obtenir de l'aide», a dénoncé le conseiller Sylvain Ouellet.

Le plan prévoit la mise en place d'une cellule de coordination, de déblayer des zones identifiées par la STM pour assurer son service et de dépêcher des policiers sur les axes prioritaires pour assurer la fluidité de la circulation.

Projet Montréal estime que ce n'est pas la première fois que Montréal connaît des ratées avec son Centre de sécurité civile. Lors de l'incendie d'une citerne sur l'autoroute 40 en août dernier, la cellule d'urgence avait été activée seulement quatre heures après l'accident. « Il y a visiblement un problème avec les délais d'intervention du Centre de sécurité civile, qui tarde à appliquer ses propres plans», déplore Valérie Plante, chef de Projet Montréal.

Le maire Coderre a démenti que les responsables de la sécurité civile de Montréal ont manqué à leur devoir. Au contraire, il blâme le MTQ de ne pas avoir informé la Ville que des gens étaient coincés dans leur véhicule.

La sécurité civile de Montréal a convoqué à 23h50 une téléconférence à laquelle a participé le MTQ. «Le MTQ ne mentionne pas que des citoyens sont pris sur l'autoroute [13]», dit le rapport soumis par la Ville.

Une deuxième téléconférence a eu lieu à 1h40, à laquelle le MTQ n'a pas pris part. La situation semblait être revenue à la normale pour les services municipaux et il a été décidé de mettre fin aux appels-conférences. C'est ainsi seulement à 4h30 du matin que des pompiers découvrent, en se rendant sur l'autoroute 13, que des centaines de personnes sont coincées sur place et décident d'intervenir.




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