Montréal: le directeur du développement économique est congédié

Le congédiement du directeur du service du développement économique de Montréal... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE)

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Le congédiement du directeur du service du développement économique de Montréal illustre l'échec de la stratégie de l'administration Coderre pour relancer l'économie de la métropole, dénonce l'opposition à l'hôtel de ville.

Embauché en novembre 2014 pour diriger le Service du développement économique, Serge Guérin vient tout juste d'être remercié de ses services. Alors que le mandat de ce haut fonctionnaire prévoyait «la mise en oeuvre d'une stratégie de développement économique», l'opposition estime que la marchandise n'a pas été livrée.

«Les contribuables montréalais ont payé très cher pour quelqu'un qui, au final, n'aura livré qu'un discours et une présentation PowerPoint», déplore Valérie Plante, chef de Projet Montréal.

L'opposition indique que Montréal avait payé 43 000 $ en chasseurs de tête pour recruter Serge Guérin. À son départ, celui-ci a également touché une indemnité de séparation de 190 000 $. À son embauche, la Ville lui avait accordé le plus haut salaire possible dans son échelle salariale, soit 186 110 $ par an.

Le maire Denis Coderre a indiqué que la décision de congédier ce haut fonctionnaire avait été prise par le directeur général de la Ville, Alain Marcoux. L'élu a quant à lui défendu le bilan «colossal» de M. Guérin. «Il y a un travail qui devait être fait dans les deux dernières années. On a récupéré l'ensemble des dossiers, on a créé PME Montréal, on est passés de 19 points de service à 6, il y a un travail qui s'est fait au niveau de l'économie sociale. Il a livré la marchandise, et je tiens à le remercier.»

Soulignons également que la situation de l'emploi connaît une embellie depuis un an à Montréal. Le taux de chômage sur l'île s'est établi à 7,3% en décembre, en baisse de trois points depuis un an.

Valérie Plante estime toutefois que ces chiffres ne donnent pas un portrait juste de la situation des Montréalais. «Souvent, ce sont des emplois temporaires. Les chiffres ne tiennent pas compte de la précarité», dit-elle.

- Avec Katia Gagnon




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