Métro: la panne de samedi reste une énigme

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Bruno Bisson
La Presse

Le mystère des frotteurs négatifs des voitures du métro s'épaissit. Après trois journées d'inspection, d'analyses et d'enregistrements vidéo à l'aide de caméras placées sous une rame de voitures Azur, la Société de transport de Montréal (STM) n'est toujours pas en mesure d'expliquer comment le bris d'une de ces pièces a pu causer les dommages aux équipements de signalisation survenus dimanche à la station Du Collège. Cet incident a provoqué une interruption complète de service pendant 10 heures sur une partie de la ligne orange du métro. L'enquête se poursuit.

Des frotteurs négatifs, pièces d'équipement situées sous la caisse des voitures qui servent à assurer l'alimentation électrique, ont été endommagés sur huit rames de voitures Azur et une rame de voitures MR-73, qui remontent aux années 70. Les réparations ont été effectuées sur cinq des huit trains Azur, ainsi que sur la rame de MR-73. Cette dernière a été remise en service. Les voitures Azur ne seront pas remises en service tant que l'enquête ne sera pas terminée.

Les frotteurs négatifs endommagés ont été envoyés à Polytechnique pour des analyses en laboratoire.

Les voies ferrées situées en arrière-gare, qui n'avaient pu être inspectées durant la nuit suivant l'incident, puisque les rames du métro y sont garées, ont été inspectées, à pied, par le personnel de la STM. Rien d'anormal n'a été décelé.

Une rame de voitures Azur a été équipée d'un système d'éclairage sous le train et de quatre caméras placées à la hauteur des frotteurs négatifs - il y en a quatre par voiture. Cette rame, la dernière livrée par Bombardier-Alstom et qui n'a jamais encore été en service, a parcouru la totalité du trajet de 60 km de la ligne orange à vitesse normale de 72 km/h, dans la nuit de mardi à mercredi.

Analyses à venir

Les spécialistes de la STM ont visionné, au ralenti, les 15 heures d'enregistrements réalisés à l'aide des quatre caméras installées sous un train Azur. Ces visionnements étaient toujours en cours, mercredi.

Les résultats des analyses réalisées à Polytechnique sur les frotteurs brisés ne sont pas encore connus.

Aujourd'hui, le train Azur équipé d'éclairage et de caméras parcourra toutes les voies de service pour vérifier le comportement des frotteurs négatifs sur ces rails, qui ne sont libres que durant les heures d'exploitation du réseau. On pourrait donc voir une rame de voitures Azur circuler sur le réseau en période de pointe aujourd'hui, mais elle ne prendra pas de passagers et ne s'arrêtera pas en station.

Les réparations se poursuivent sur les trois derniers trains Azur où des frotteurs ont été endommagés.

Usure prématurée

Le président de la STM, Philippe Schnobb, a tenu à préciser que la sécurité des usagers n'a jamais été mise en péril après la découverte d'un cas d'usure prématurée d'une de ses pièces, en décembre. L'opposition officielle au conseil municipal a accusé la STM, mardi, d'avoir mis la sécurité du public en danger en ne révélant pas ce cas d'usure prématurée avant l'incident du week-end dernier. M. Schnobb a précisé qu'il s'agissait d'usure «inusitée, mais pas inhabituelle» constatée sur un seul frotteur négatif, sur un train MR-73.

Conclusion

«À ce jour, affirme la STM, aucune anomalie particulière n'a été détectée sur les voies en zone d'exploitation, ni sur les trains. L'enquête se poursuit par l'analyse des bandes vidéo et l'inspection des voies en arrière-gare.»

Une nouvelle mise à jour sur l'enquête en cours est prévue pour demain.




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