Surveillance de Lagacé: Coderre doit s'excuser, dit l'opposition officielle

« Ce matin, on comprend pourquoi le maire Coderre... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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« Ce matin, on comprend pourquoi le maire Coderre a défendu son [actuel] chef de police [Phillipe Pichet] bec et ongles et pourquoi il a traité l'affaire à la légère en voulant juste lui faire porter un blâme. La raison, c'est qu'il est personnellement impliqué dans cette affaire d'espionnage de Patrick Lagacé. En fait, c'est lui qui l'a déclenché », s'est insurgé le chef de Projet Montréal, Luc Ferrandez.

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Projet Montréal estime que le maire Denis Coderre a manqué de jugement lorsqu'il a contacté l'ancien chef de police Marc Parent pour se plaindre que le chroniqueur Patrick Lagacé effectuait des vérifications journalistiques dans une affaire de contravention impayée. Troublée, l'opposition officielle à l'hôtel de ville exige un mea-culpa du maire et des excuses.

« Le maire a prétendu ce matin qu'il est victime dans cette histoire, or ce n'est pas lui la victime, c'est la démocratie montréalaise », a déploré ce matin Alex Norris, porte-parole en matière de sécurité publique. « C'est inadmissible de faire une demande et de s'ingérer auprès du chef de police pour demander qu'on fouille dans les registres d'un journaliste, sachant qu'il est derrière cette demande-là et qu'il a initié cette chasse aux sorcières, nous demandons au maire de Montréal de s'excuser », a-t-il ajouté.

La surveillance des registres téléphonique de Patrick Lagacé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en 2016 fait les manchettes depuis une semaine. Jusqu'ici, le maire de Montréal s'est vigoureusement défendu de toute ingérence politique dans les opérations du SPVM.

À la suite de nouvelles révélations à l'effet que les communications du journaliste avaient aussi été espionnées en 2014, le maire Coderre a réagi lundi matin sur les ondes du 98,5.

Le maire a admis qu'il avait téléphoné à l'ancien chef de police Marc Parent après avoir été informé que le journaliste Patrick Lagacé enquêtait sur une histoire de contravention de 444 $ pour plaque d'immatriculation impayée.

« Ce matin, on comprend pourquoi le maire Coderre a défendu son [actuel] chef de police [Phillipe Pichet] bec et ongles et pourquoi il a traité l'affaire à la légère en voulant juste lui faire porter un blâme. La raison, c'est qu'il est personnellement impliqué dans cette affaire d'espionnage de Patrick Lagacé. En fait, c'est lui qui l'a déclenché », s'est insurgé le chef de Projet Montréal, Luc Ferrandez. « Le souhait d'un maire, ce n'est pas le souhait d'un simple citoyen. »

Projet Montréal demande toujours la suspension temporaire du chef de police Philippe Pichet et demande le déclenchement d'une enquête en bonne et due forme sur toute cette affaire.

L'ex-chef de police, Marc Parent n'a pas retourné les appels de La Presse.

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