Travaux sur l'avenue Papineau: une mauvaise surprise et... une bonne nouvelle

Les travaux sur l'avenue Papineau qui alourdissent la... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, archives LA PRESSE)

Agrandir

Les travaux sur l'avenue Papineau qui alourdissent la circulation à l'entrée du pont Jacques-Cartier depuis 2013 sont pratiquement terminés.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, archives LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La découverte d'une structure souterraine à un endroit imprévu sous l'avenue Papineau a retardé de près d'un an la fin de cet important chantier à l'entrée du pont Jacques-Cartier. Les automobilistes pourront à tout le moins se consoler en se disant que les travaux qui alourdissaient depuis 2013 l'heure du retour à la maison seront bientôt terminés.

Les travaux sur l’avenue Papineau qui alourdissent la... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE) - image 1.0

Agrandir

Les travaux sur l’avenue Papineau qui alourdissent la circulation à l’entrée du pont Jacques-Cartier depuis 2013 sont pratiquement terminés.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Fin imminente

La bonne nouvelle pour commencer : les travaux sur l'avenue Papineau qui alourdissent la circulation à l'entrée du pont Jacques-Cartier depuis 2013 sont pratiquement terminés. Il reste à asphalter une partie de l'artère et à condamner une conduite d'eau rendue caduque. L'asphaltage doit débuter le 29 octobre et prendra quelques jours. Puisqu'une portion de l'intersection Sherbrooke doit être asphaltée, il faudra fermer complètement l'intersection durant une nuit ou une fin de semaine. Pendant qu'on s'affairera à asphalter la chaussée, l'entrepreneur va aussi condamner une conduite d'eau de 1000 m, entre Mont-Royal et Sherbrooke, en y injectant du béton.

Mauvaise surprise

Voilà, le calendrier initial de ce chantier de 12 millions mené par Les Excavations Gilbert Théorêt prévoyait la fin des travaux en décembre 2015, soit il y a près d'un an. Mais alors que l'entrepreneur avait entrepris la dernière étape de ses travaux, il est tombé en novembre 2015 sur une mauvaise surprise : une structure en béton protégeant des câbles de Bell n'était pas à l'endroit prévu. Ce massif se trouvait à peine à 30 cm de la surface, ce qui est inhabituel, car ces structures sont normalement enfouies plus profondément (entre 70 et 80 cm). « La structure de Bell a originalement été bâtie il y a environ 50 ans et est toujours apparue aux plans de la ville. Toutefois, les plans originaux n'indiquent pas sa profondeur », explique Caroline Audet, porte-parole de Bell.

Pause hivernale imprévue

Cet écart de 50 cm peut sembler minime, mais il devenait impossible de faire les fondations de la nouvelle chaussée. Le chantier a donc dû être suspendu pour permettre à Bell de déplacer sa structure, ce qui a été fait en mai et juin derniers. La métropole ne pouvait procéder elle-même au déplacement « pour des raisons de maîtrise d'oeuvre du chantier et d'assurance responsabilité », explique Philippe Sabourin, porte-parole de Montréal. Du coup, cette mauvaise surprise a imposé l'ajout d'une pause hivernale imprévue au calendrier du chantier, soit cinq mois. « Les travaux de cette nature doivent être suspendus durant le gel, soit entre les mois de décembre et de mai chaque année », poursuit Philippe Sabourin.

Un délai, pas un retard

Même si le chantier sera terminé près d'un an après la date initialement prévue, la Ville de Montréal estime que « le report de la date de fin du chantier ne peut être qualifié d'un retard des travaux ». Le contrat de l'entrepreneur prévoyait qu'il exécute les travaux en 450 jours. En comptant la pause hivernale supplémentaire (une seule était prévue à l'origine) et les deux mois pour permettre à Bell de déplacer sa structure de béton, l'entrepreneur devrait respecter ses délais en terminant en novembre.

«Spaghetti» souterrain

Montréal souligne que ce chantier a été compliqué par la présence de nombreuses conduites dans le secteur. « Les infrastructures souterraines de l'intersection Sherbrooke et Papineau sont très complexes. Elles représentent un véritable "spaghetti" de conduits, de massifs de tout ordre. Ces interventions étaient délicates et complexes », explique Philippe Sabourin. Cette difficulté venait s'ajouter au fait que, en surface, cette intersection menant au pont Jacques-Cartier est extrêmement achalandée. « La principale difficulté du projet était liée à la circulation intense et hautement stratégique qui y transite tous les jours, surtout à l'approche du pont Jacques-Cartier », ajoute Philippe Sabourin.

Des conduites centenaires

Cet imposant chantier sur Papineau, entre Mont-Royal et René-Lévesque, s'imposait pour permettre le remplacement de nombreuses conduites centenaires. Ces tuyaux étaient en si mauvais état qu'il a été jugé impossible de les réparer, ce qui aurait entraîné une intervention beaucoup moins importante. Les travaux ont ainsi permis de remplacer 875 m d'une conduite d'égout installée en 1887, ainsi que 875 m d'une conduite d'eau aménagée de 1888 à 1892. Montréal en a aussi profité pour remplacer un bout de 35 m d'une conduite d'eau principale datant de 1910.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer