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Les pitbulls sont les chiens qui mordent le plus, selon les derniers rapports de police

À la mi-septembre, les chiens de type pitbull... (PHOTO PASCAL RATTHÉ, ARCHIVES LE SOLEIL)

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À la mi-septembre, les chiens de type pitbull représentaient seulement 4,6 % des 31 623 chiens enregistrés dans la base de données de la Ville de Montréal.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

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Depuis 21 mois, 38% des Montréalais qui ont dénoncé une morsure de chien ont été agressés ou ont vu leur animal se faire agresser par un pitbull, a appris La Presse.

C'est ce qu'indiquent les 426 rapports de police relatifs à des morsures rédigés entre le 1er janvier 2015 et le 21 septembre 2016 et remis tout récemment à la Ville de Montréal. Dans 85% des cas, la race ou le type du chien y était inscrit, l'animal ayant pu être identifié soit par le policier, soit par son propriétaire, soit par la victime.

Outre les 137 pitbulls pure race ou croisés concernés, 4 autres races se démarquaient : les bergers allemands/bergers allemands croisés (44 cas, 12%), les huskys/huskys croisés (20 cas, 5,5%) et les boxers/boxers croisés (15 cas, 4%).

Au cours de la même période, la moitié des 14 chiens montréalais jugés assez dangereux pour devoir être euthanasiés étaient également des pitbulls. Les sept autres ordres d'euthanasie imposés après évaluation par un médecin vétérinaire concernaient deux bergers croisés, un boxer, un berger allemand, un grand danois, un bull mastiff et un bull terrier.

4,6%
Proportion de chiens de type pitbull chez les 31 623 chiens enregistrés dans la base de données de la Ville de Montréal.

Même si les nouvelles patrouilles lancées sur le terrain au cours de l'été ont permis d'augmenter de 50 % le nombre de chiens enregistrés, la majorité des bêtes du territoire ne portent toujours pas la médaille réglementaire. C'était le cas, entre autres, du pitbull qui a mordu un bambin de 2 ans au visage, dans Rosemont, la semaine dernière.

D'autres données semblables

Toutes ces nouvelles données confirment les statistiques des arrondissements publiées par La Presse au printemps, grâce à la Loi sur l'accès à l'information. Elles vont aussi dans le sens des calculs diffusés par les groupes américains de victimes.

Les défenseurs des pitbulls contestent ces derniers bilans en reprochant aux victimes de se fier aux médias, qui peuvent se tromper. Les patrouilleurs canins semblent par contre se montrer très prudents. En entrevue le printemps dernier, celui de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (MHM) et son patron préféraient même taire le type de chien impliqué dans certains incidents pour ne pas se montrer «racistes».

Les données de leur arrondissement ont pourtant révélé que ce sont bel et bien les pitbulls qui causent le plus de problèmes dans le secteur - tout comme dans les autres arrondissements qui prennent soin d'identifier la race des chiens mordeurs. De 2011 à 2015, 48% des 125 attaques de chiens dénoncées dans MHM étaient attribuables à des pitbulls pure race ou croisés (contre 6% aux bergers allemands et 4% aux huskys).

Les études médicales récentes sur la fréquence et la gravité des morsures infligées à des milliers d'enfants concluent pareillement que les pitbulls font plus de dégâts. Elles montrent aussi que les chiens agresseurs appartenaient très majoritairement à la victime elle-même, ou encore à son entourage immédiat ou rapproché. Ce qui a permis aux médecins de noter la race aux dossiers médicaux.

Adoption du règlement ce soir

La Ville de Montréal prévoit adopter ce soir un règlement qui bannira les nouveaux pitbulls. En Europe et en Amérique du Nord, ce genre d'interdit est controversé, car pour l'instant, la science ne permet pas de trancher clairement dans un sens ou dans l'autre.

Il existe seulement cinq études sur le sujet, révèle un récent survol fait à l'Université Purdue par la chercheuse étudiante Felicia Trembath. Selon son analyse, les trois études concluant que le fait de cibler les pitbulls est inutile sont peu convaincantes tant leurs faiblesses sont nombreuses. Malgré leurs défauts, les deux études concluant que l'interdit a un impact favorable lui semblent plus probantes, mais insuffisantes. Elle conclut donc que «plus d'études sont requises» pour mesurer l'efficacité des lois ciblant certaines races.

- Avec la collaboration d'Audrey Ruel-Manseau, La Presse

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