Anarchopanda porte en appel le jugement contre le règlement P-6

Le militant Julien Villeneuve, dans son déguisement d'Anarchopanda,... (Photo Ryan Remiorz, archives PC)

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Le militant Julien Villeneuve, dans son déguisement d'Anarchopanda, lors d'une manifestation contre l'augmentation des droits de scolarité, en février 2013.

Photo Ryan Remiorz, archives PC

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Le militant Julien Villeneuve, mieux connu sous le pseudonyme d'Anarchopanda, porte en appel la décision de la Cour supérieure dans laquelle il a pourtant obtenu gain de cause contre le controversé règlement P-6 de la Ville de Montréal. Satisfait d'avoir faire tomber l'interdit du port du masque, il estime toutefois inacceptable que le jugement maintienne l'obligation de fournir un itinéraire lors des manifestations.

Celui qui s'est fait connaître durant les manifestations étudiantes de 2012 en enfilant un costume de panda contestataire a annoncé sa décision de porter appel du jugement rendu en juin dans une lettre de 3000 mots publiée mardi matin sur le site Ricochet.media. Malgré ce qu'il décrit comme une « victoire totale » contre l'interdit de porter un masque, il reproche à la juge Chantal Masse de ne pas avoir aboli l'obligation faite aux manifestants de fournir un itinéraire. Sa décision spécifie simplement qu'un itinéraire n'est pas nécessaire dans le cas de « manifestations spontanées ».

« Ce jugement était une victoire sur le masque, mais pas sur l'itinéraire. C'était mieux que rien, mais pas beaucoup plus que rien », commente Julien Villeneuve. Celui-ci ajoute que la définition donnée par la juge pour décrire une manifestation spontanée est « tellement byzantine qu'il n'y en a quasiment pas. Aussitôt qu'on promeut une manifestation, même par le bouche-à-oreille, ça devient organisé selon elle ».

« Je crois, avec égards pour l'opinion de la Cour supérieure, que l'affaire n'est pas du tout si simple, et que cette opinion relève d'une mécompréhension profonde de la réalité de l'organisation et de la participation à des manifestations », écrit Julien Villeneuve.

Le militant dit ainsi agir parce qu'il refuse « que les personnes qui manifestent ne doivent être que les figurantes d'une chorégraphie décidée ailleurs ». Il dit aussi vouloir « permettre aux gens de se joindre à une manifestation sans se demander anxieusement à chaque coin de rue si cette manifestation est toujours légale ».

Julien Villeneuve estime que les policiers de Montréal n'ont pas besoin d'obtenir l'itinéraire des manifestants à l'avance pour encadrer leurs marches. « L'expérience de douzaines de manifestations sans itinéraire et ce que nous savons de la technologie dont dispose le SPVM démontrent que celui-ci est tout à fait apte à assurer la sécurité d'une manifestation et du périmètre environnant sans connaitre l'itinéraire de cette manifestation, si tant est qu'il daigne agir en vue de cet objectif. »

Pour financer sa contestation, Julien Villeneuve a lancé une campagne de financement. Il espère recueillir 10 000 $, soit la moitié de la somme évaluée des frais juridiques. Le reste sera couvert par le Comité permanent de soutien aux manifestants, un groupe défendant les personnes arrêtées en manifestant. 

>> Lire la requête à la Cour d'appel de Julien Villeneuve

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