Montréal et ses pompiers « achètent la paix » dans un vieux conflit

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En janvier 2008, des pompiers avaient inscrit « City of Toronto » sur certains camions, pour protester contre l'attitude de la Ville de Montréal.

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Toujours à couteaux tirés depuis le saccage de l'hôtel de ville, la Ville de Montréal et ses pompiers ont décidé d'« acheter la paix » relativement à un autre vieux conflit. Le syndicat des pompiers a accepté de verser 200 000 $ à la métropole, qui lui réclamait 1,6 million pour des actes de vandalisme touchant plusieurs camions et casernes de 2007 à 2011.

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En octobre 2007, des pompiers avait recouvert des fenêtres de leur caserne de peinture blanche.

Photo André Pichette, Archives La Presse

Le renouvellement de la convention collective des pompiers arrivée à échéance en 2006 avait été particulièrement houleux. 

En octobre 2007, des pompiers avaient bloqué l'accès à 12 casernes, en mettant de la colle dans les serrures, en neutralisant des portes électriques et en vissant des portes à leur cadre. Des fenêtres avaient également été recouvertes de peinture. Montréal avait dû remplacer des serrures, laver des vitres, réparer des systèmes électriques et embaucher des agents de sécurité.

En janvier 2008, des pompiers avaient inscrit « City of Toronto » sur certains camions, pour protester contre l'attitude de la Ville de Montréal. Puis au mois d'avril suivant, d'immenses logos du Canadien avaient été peints sur les portes et les fenêtres de diverses casernes.

Nombreux griefs

Excédé, le chef du Service incendie de l'époque, Serge Tremblay, avait déposé en février 2008 un grief de près de 300 000 $ afin que la Ville soit dédommagée pour les frais entraînés par ces moyens de pression. Les actes de vandalisme s'étaient néanmoins poursuivis. Au moment de signer une nouvelle convention collective en décembre 2011, Montréal avait déposé pas moins de neuf griefs en tout, pour un total frôlant 1,6 million.

Au terme de longues discussions, l'Association des pompiers a accepté de verser 200 000 $ à Montréal pour clore ce chapitre houleux. Le syndicat aussi accepté de renoncer à deux griefs qu'il avait déposés contre la Ville dans le cadre de ce conflit, notamment pour protester contre une suspension de 10 heures imposée à un de ses membres qui avait proféré des menaces.

Comme souvent dans ce type d'ententes, ce règlement se fait « sans admission ni responsabilité, dans le seul but de régler les litiges à l'amiable et d'acheter la paix », précise un document soumis à l'administration Coderre. L'Association des pompiers a préféré ne pas émettre de commentaires sur ce règlement.

Autre conflit, autre réclamation

Cette entente de 200 000 $ ne touche en rien les moyens de pression entrepris à la suite du dépôt de la Loi imposant un nouveau partage du coût des régimes de retraite. Mécontents, les pompiers avaient orchestré en août 2014 une manifestation qui avait dégénéré alors que plus d'une centaine de personnes avaient investi l'hôtel de ville, interrompant les travaux du conseil municipal qui se déroulait à ce moment. Le maire Coderre s'était engagé à envoyer la facture du nettoyage au syndicat des pompiers.

Réclamation détaillée de la ville pour le conflit 2007-2011

  • Dommages et frais de nettoyage : 280 000 $

  • Salaires pour rédiger divers rapports d'incidents : 563 000 $

  • Frais de gardiennage : 409 000 $

  • Dommages pour les troubles : 180 000 $

  • Dommages exemplaires : 135 000 $

  • Total : 1 567 000 $

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