Un défilé modeste en un 24 juin teinté du Brexit

Avec quelque 1500 participants, le défilé de la Fête nationale s'est ébranlé... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Louise Leduc
La Presse

Avec quelque 1500 participants, le défilé de la Fête nationale s'est ébranlé vers 14 h, rue Sainte-Catherine, en direction du Quartier des spectacles.

Sur ce parcours de 2,2 kilomètres, les rues ont été fermées entre du Fort et Saint-Denis.

«J'ai beaucoup aimé la danse et les costumes. C'était beau à regarder», a dit Sheila Ilse.

«Sympathique, simple mais efficace, ce défilé», a résumé Samuel Latene, un touriste français.

«L'an passé, il y avait de grands personnages historiques, c'était quand même plus spectaculaire, a pour sa part lancé Steve Rheault, plutôt déçu de la parade. Je suis venu avec mes deux petites filles et mise à part la danse, ce n'est pas formidable. Ça paraît qu'on n'a pas investi beaucoup d'argent là-dedans.»

M. Rheault s'est aussi étonné du fait que peu de personnes s'étaient déplacées.

Il y avait du monde tout au long des 2,2 kilomètres du parcours, mais il n'y avait certes pas foule et il n'était aucunement nécessaire d'être arrivé tôt pour tout voir.

«Ça manque de dimension historique, de patriotisme», regrettait pour sa part Mylène Beauparlant.

Si le défilé en tant que tel était de fait très neutre, ce 24 juin est immanquablement teinté du vote des Britanniques, très présent dans les esprits.  

Alors que les politiciens y sont allés prudemment dans leurs déclarations, les spectateurs présents, eux, n'ont pas manqué d'établir des parallèles avec le Québec.

«Ce qui est arrivé en Grande-Bretagne, c'est une affirmation nationale, a dit Marie Cormier. La Grande-Bretagne ne disparaît pas pour autant, elle ne part pas dans l'espace. Le commerce va continuer.»

«Nous aussi, on doit s'émanciper, a dit pour sa part Kathy Pépin. Il faut que nous aussi, nous reprenions nos moyens, nos ressources.»

«Cette fois, ce n'est pas nous, Français, qui partons, mais qui sait si ça peut nous donner des idées?», a dit Johanna Lanoire une touriste française.

Français d'origine au Québec depuis cinq ans, Florian Farez a signalé quant à lui que le Brexit, avec sa réponse écossaise distincte du reste, «démontre bien qu'on peut être indépendant sans être fermé».

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