La SPCA contestera la réglementation de Montréal contre les pitbulls

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA)... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)

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La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) contestera la réglementation visant à interdire les pitbulls et autres races de chiens jugées dangereuses, dévoilée samedi matin par le maire de Montréal.

Par voie de communiqué, la SPCA dit évaluer« toutes les options pour répondre à ce plan annoncé par la ville».

La SPCA a annoncé s'opposer « aux interdictions visant des races particulières, car elles sont inefficaces pour rendre les villes plus sécuritaires ; elles enlèvent toute responsabilité aux gardiens suite à des agressions et elles véhiculent la fausse prémisse que certains chiens sont méchants simplement en raison de leur apparence physique. »

« Nous sommes totalement choqués et déçus par l'annonce faite par le maire Coderre ce matin, et nous allons explorer toutes les options possibles pour renverser cette décision, incluant des mesures légales », a fait savoir Alanna Devine, directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal. 

Interdiction dès septembre

Ce matin, la Ville de Montréal a annoncé qu'elle interdira les nouveaux pitbulls «et autres races dangereuses» sur son territoire à compter de septembre prochain.

C'est la conclusion de la coroner sur la mort de la Montréalaise Christiane Vadnais, confirmant que c'est bien un pitbull qui l'a tuée, qui a accéléré la réflexion de M. Coderre sur la question.

La notion de «races dangereuses», incluse dans la future réglementation, est élastique.

« Dans les années 1970, c'était le doberman. Dans les années 1980, le berger allemand. Là, c'est le pitbull. Si on voit que d'autres situations [violentes] arrivent [avec d'autres races de chiens], on pourra appliquer le même règlement », a expliqué le maire Denis Coderre en conférence de presse, samedi matin, ajoutant qu'il ne voulait pas avoir à modifier le règlement chaque fois qu'une nouvelle race de chien sera jugée dangereuse.

Casiers judiciaires

La Ville entend aussi sévir avec les mauvais propriétaires de chiens.

Le maire songe notamment à interdire aux gens ayant un casier judiciaire de posséder un chien appartenant à une race considérée comme dangereuse.

Est-ce que c'est légal ? «Il faudra voir avec le contentieux», admet le maire, qui déposera le projet de règlement au conseil municipal du mois d'aout.

Denis Coderre évoque aussi de la possibilité d'évaluer chaque propriétaire au moment où celui-ci demande un permis pour son animal. Cette mesure pourrait ne s'appliquer que pour les races les plus agressives. «Vous voulez un chien ? Il faudra que vous me démontriez que vous êtes capables de l'avoir.»

Les propriétaires actuels pourront garder leur pitbull

Après Brossard et Québec, au tour, donc, de Montréal d'interdire les pitbulls sur son territoire. Contrairement à la Ville de Québec, Montréal ne forcera pourtant pas les citoyens qui possèdent déjà un chien appartenant à cette race à s'en départir où à les faire euthanasier.

Ils auront par contre l'obligation de faire stériliser leur chien et de lui faire implanter une micropuce. Les animaux ne pourront pas sortir en public sans porter une muselière.

«Je ne suis pas à l'aise de dire : les propriétaires actuels doivent se départir de leurs chiens. Il y a de bons chiens et de bons propriétaires», explique le maire.

Permis obligatoires

D'ici l'adoption du nouveau règlement, Montréal entend renforcer l'application des règles actuelles, dont l'obligation d'avoir un permis lorsqu'on possède un chien.

Une brigade canine sera d'ailleurs mise en place dès cet été en collaboration avec le SPVM.

Actuellement, seuls 14% des propriétaires des quelque 145 000 chiens vivant dans la métropole détiennent un permis. Difficile, donc, d'évaluer le nombre de pitbulls à Montréal.

«Les gens aiment les animaux, mais il y en a aussi qui ont peur», note Annie Samson, vice-présidente du comité exécutif. «Ceux qui ont fait le choix de ne pas en avoir doivent aussi se sentir en sécurité.»

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