Changements dans l'image publique du SPVM

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Le chef du SPVM, Philippe Pichet, brandit une photo de Ian Lafrenière, qui a été remplacé dans ses fonctions de porte-parole.

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Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) apporte d'importants changements à son image publique: le chef Philippe Pichet rapatrie le service des communications au sein de son cabinet et nomme une nouvelle venue en remplacement de son très visible porte-parole, le commandant Ian Lafrenière, l'un des visages les plus connus de l'organisation depuis 20 ans.

Une firme de consultants privée a aidé le directeur Pichet dans cette refonte des relations publiques. La Ville de Montréal a aussi été impliquée, mais à titre consultatif seulement, selon le directeur.

«C'est entièrement ma décision», affirme-t-il. L'un des principaux changements sera la nomination d'un cadre civil comme chef de division aux communications. Son embauche aura lieu au cours de l'été. Sous sa direction, une nouvelle commandante, Marie-Claude Dandenault, prendra la relève du commandant Lafrenière. Elle était jusqu'ici en poste à l'unité aéroportuaire de Dorval.

«Je veux qu'on soit plus proactifs, plus stratégiques, pas seulement réactifs», a expliqué M. Pichet. Il assure que ce changement n'est pas un «désaveu» à l'égard de Ian Lafrenière, mais il souligne aussi que ce dernier a été «surexposé» au cours des dernières années. Il était l'officier en poste depuis le plus longtemps au sein de la même unité au SPVM. Il était sollicité à toute heure du jour et de la nuit et il a aussi été l'objet de menaces à plusieurs reprises.

La décision de le forcer à céder sa place a été difficile à prendre, affirme le chef. «Il va continuer à progresser au sein de l'organisation», dit-il. Le principal intéressé était absent lors de l'annonce, lundi.

Relations publiques houleuses

Ces changements surviennent dans le contexte où le SPVM a été malmené sur la place publique dans le cadre de plusieurs dossiers controversés au cours des dernières années, qu'il s'agisse des relations de travail avec ses syndiqués, des moyens de pression de ces derniers, de la gestion des manifestations, ou encore de l'arrestation d'anciens enquêteurs-vedettes qui avaient vendu des informations au crime organisé.

À l'interne, des cadres et employés syndiqués soulignent que la refonte des relations publiques de la police s'effectue dans un contexte de proximité croissante entre l'hôtel de ville et le SPVM.

C'est le maire Denis Coderre qui a fait en personne plusieurs des annonces du SPVM récemment, notamment la création d'un module de suivi des «incidents haineux» non criminels visant des groupes identifiables. À cette occasion, il n'a pas caché avoir lui-même demandé la création d'un nouveau module, ce qui n'avait jamais été ciblé comme une priorité par les policiers.

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